« On va faire un parcours un peu différent. » Dans le petit groupe, réuni pour la balade du jour, ce jeudi 22 octobre 2026, l’heure est à la découverte du street art, mais aussi et surtout à la rencontre.

Dans le cadre du festival Coul’heures d’automne, plusieurs visites guidées sont organisées par l’office de tourisme. L’occasion d’arpenter les ruelles de la cité des remparts à la recherche des œuvres murales qui colorent la ville.

Emmenés par Cécile, guide-conférencière, les participants se dirigent d’un pas décidé vers un premier arrêt : Le Levant, la fresque de 76 m² signée de l’artiste estonien Lex Zooz.

Devant cette composition où la mer, la montagne et le végétal s’entremêlent, chacun prend le temps d’observer le mur peint. Certains scrutent les détails, d’autres capturent la scène avec leur portable. « Ça vous inspire quelque chose ? », interroge Cécile.

« Je ne l’avais jamais remarquée »

La particularité de la balade : une rencontre avec les artistes invités pour l’édition 2026 de Coul’heures d’automne. Ici, Jordan Harang, qui peint sur l’une des façades de l’hôtel Le Collier, à Antibes.
La particularité de la balade : une rencontre avec les artistes invités pour l’édition 2026 de Coul’heures d’automne. Ici, Jordan Harang, qui peint sur l’une des façades de l’hôtel Le Collier, à Antibes.
Patrice Lapoirie / Nice-matin

Un peu plus loin, l’immense pie, peinte par l’artiste Kalouf sur l’un des murs du stade nautique, suscite l’étonnement. « On nage ici tous les jours, on ne l’avait jamais remarquée », s’étonne une participante. « Tu te rends compte, le travail pour faire ça ? », chuchote un autre visiteur, ébahi.

Mais la particularité de cette balade réside dans les rencontres avec les artistes, en pleine réalisation de leurs toiles urbaines. Sur le parcours, Jordan Harang s’apprête à poursuivre sa fresque sur l’une des façades de l’hôtel Le Collier.

Les questions fusent. « Combien de temps ça prend ? » « Sept ou huit jours, mais il y a presque plus de travail en amont », réplique le street artiste.

Les échanges nourrissent la curiosité des visiteurs et permettent même d’engranger des idées. « J’adore l’art mais c’est aussi en lien avec mon métier : je suis professeur des écoles, en primaire. J’aime partager mes découvertes, des artistes, à mes élèves et en faire des exploitations pédagogiques », détaille Célia, enthousiaste.

« Que du positif ! »

En fin de parcours, le groupe a aussi pu apercevoir le début de la fresque de l’artiste Nadège Dauvergne, sur le M.U.R, près de l’école Guynemer à Antibes. Elle a été achevée samedi.
En fin de parcours, le groupe a aussi pu apercevoir le début de la fresque de l’artiste Nadège Dauvergne, sur le M.U.R, près de l’école Guynemer à Antibes. Elle a été achevée samedi.

Pour elle, le street art constitue aussi un moyen de rendre la culture plus accessible. « C’est une forme d’inclusion. Je travaille avec des enfants en situation de handicap et c’est un très bon moyen de les intégrer. »

Après une déambulation ponctuée de découvertes, la visite s’achève devant l’incontournable M.U.R (Modulable, urbain, réactif), collé à l’école Guynemer. Après l’œuvre d’Olivia de Bona puis Ma2thieu Long, Nadège Dauvergne vient apposer des petits coups de pinceaux, sous l’œil attentif des visiteurs. Fresque qu’elle a achevée samedi 24 octobre.

Des moments qu’Alexandra, attachée culturelle, essaie de suivre fréquemment. « On rend l’art accessible, ça embellit nos villes, ça fait vivre nos artistes… Que du positif ! »

Visites commentées des œuvres, environ 90 minutes, réservation auprès de l’office de tourisme d’Antibes ou par tél. au 04.22.10.60.01. Tarif 9 euros par personne et demi-tarif pour les enfants de 8 à 16 ans et étudiants. Gratuit pour les moins de 8 ans. Mardi 27 octobre à 14 h 30 et jeudi 29 octobre à 14 h 30.