Nouveau à Villeneuve-Loubet : ce parc d’aventures inspiré de « Koh-Lanta » promet un été où « chacun a sa place »
« Ahou ! Ahou ! Forza ! » Le cri de guerre résonne sous le soleil. Au cœur de Terra Totem, un tout nouveau parc d’aventures, deux tribus, les rouges et les jaunes, s’affrontent dans la bonne humeur.
La voix de l’animatrice résonne et transporte instantanément sur une « terre oubliée du monde, un territoire sauvage chargé d’histoire et de mystères » où vivait autrefois la tribu légendaire des aigles d’azur. Le décor est planté.
Ici, à Villeneuve-Loubet, entre le All in tennis academy et le camping Domaine sourire de la Madone, on ne joue pas sa survie, mais on donne tout pour remporter les précieux totems d’eau, de terre, de feu, d’air et d’esprit.
L’idée a germé en mai 2024. Valentine Vergier, cogérante de Terra Totem et entrepreneuse dans l’âme, souhaitait « proposer une activité estivale ludique et inédite ».
Rapidement rejointe par son amie Amandine Hervé, issue de l’immobilier, elles ont imaginé ce vaste espace de 4 000 m2.
« Nos maris bossent ensemble, ils sont orthoprothésistes. Ils travaillent tout type de matériaux, ils soudent, ils cousent, ils ont fabriqué l’ensemble du parc », confie Valentine Vergier. Ouvert depuis le 1er mai, le lieu propose quatorze épreuves.
« On s’adresse à tout type de profil »
Mais comment concevoir un parc compétitif, directement inspiré des rudes épreuves de Koh-Lanta, la célèbre émission de survie de TF1, tout en le rendant accessible à tous les niveaux physiques ? Ce sont les animatrices qui ajustent la difficulté. Le parc se targue d’accueillir des joueurs de 7 à plus de 70 ans.
« Le pari était également de se dire qu’en entreprise, on s’adresse à tout type de profil. Celui qui se prend pour un warrior va briller sur le parcours du combattant. Mais au morpion ou à la précision, ça va le soûler, relativise Valentine Vergier. Et finalement, un autre collègue qui a l’impression d’être un peu à la rue brille toujours sur les puzzles, le javelot ou le lance-pierre. Chacun a sa place. »
Sur le terrain, cette dynamique fonctionne à merveille. Les défis athlétiques mettent les corps à rude épreuve. Sur le parcours du combattant, Delphine, participante, reprend son souffle : « C’est physique le fait de monter, descendre, se mettre accroupie, à genoux. »
À ses côtés, Gabrielle, de la même équipe, nuance : « Ce n’est pas que c’est dur, c’est surtout qu’il faut aller vite. »
Photo : Alain Ricci / Nice-Matin
La poussière vole au rythme des relais frénétiques. L’épreuve exige une agilité de tous les instants : il faut enjamber un champ de pneus, escalader une pyramide en bois, redescendre en rappel, s’engouffrer dans un tuyau étroit, puis dompter une instable poutre à bascule.
Les corps souffrent, et les cris d’encouragement se mêlent aux précieux conseils de sécurité. « On regarde bien où on met ses pieds. On va tranquille, on lève bien les genoux et on met bien les pieds dans les trous autrement on chute », prévient Amandine Hervé.
« Les insectes, je déteste ça »
Du côté des jeux d’adresse, la stratégie prend le pas sur le muscle. Sur l’épreuve du sable crochet, où il faut ramener des palets avec une corde, l’ambiance est électrique. Amandine Hervé, animatrice, commente l’attitude des équipes :
« Elles se débrouillent bien. Elles ne sont pas très fair-play. Elles ont quand même tendance à vite prendre l’option “je dérange l’équipe adverse pour la faire perdre.” »
Photo : Alain Ricci / Nice-Matin
Mais l’épreuve qui suscite les points de vue les plus polarisés reste le redouté bar à insectes. Solène, participante, est catégorique : « Les insectes, je déteste ça. C’est impossible. Ça me dégoûte. »
Flo, participante plutôt sportive qui apprécie les acrobaties, confesse sa phobie : « Ce que j’appréhende, c’est le bar à insectes. La moindre fourmi, j’en ai peur. »
D’autres, en revanche, se prêtent au jeu avec une étonnante facilité, à l’image d’Océane : « J’en ai déjà goûté donc ça ne me fait pas peur. Non, en vrai, ça va. C’est juste un peu sec en bouche. »
Après une haletante chasse au trésor où boussoles et énigmes ont permis aux aventuriers de dénicher un coffre contenant le précieux collier d’immunité, l’heure de l’ultime confrontation a sonné : la mythique épreuve des poteaux.
Sur cette dernière ligne droite, l’équilibre et le mental deviennent les seules armes des participants perchés sur leur structure. « L’équipe qui perd doit donner un totem à l’adversaire, conditionne Valentine Vergier. C’est une épreuve décisive. »
À l’heure des récompenses, les visages sont marqués par la fatigue, mais illuminés par la fierté d’avoir survécu au jeu.
Infos et réservation : un tarif dégressif de 50 à 35 euros par personne, selon la taille du groupe, est proposé pour deux heures. Le parc accueille les aventuriers tous les jours jusqu’à fin octobre, exclusivement sur réservation. / terratotem.fr
Photo : Alain Ricci / Nice-Matin
Photo : Alain Ricci / Nice-Matin
Photo : Alain Ricci / Nice-Matin
Photo : Alain Ricci / Nice-Matin
Photo : Alain Ricci / Nice-Matin
Photo : Alain Ricci / Nice-Matin
Photo : Alain Ricci / Nice-Matin