Chaque semaine dans Objectif 2 tonnes, on vous donne des solutions pour réduire vos émissions de gaz à effets de serre, et vous aider à passer de 9 à 2 tonnes de CO2e d’ici à 2050.

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Par Orianne Maerten Publié: 2 Septembre 2026 à 08h14

Temps de lecture: 1 min

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C’est une des choses que la crise du Covid a modifiées de façon durable : le télétravail s’est définitivement installé dans notre vie professionnelle. Alors, certes, il n’est pas systématique mais d‘après le ministère de l’Écologie, 28 % des entreprises proposent une journée de télétravail par semaine ; 55 %, deux par semaine et 17 %, 3 à 5 jours par semaine.

Alors, est-ce que cette pratique peut contribuer à faire baisser nos émissions de gaz à effet de serre ?

D’après les projections du Haut Conseil au climat, la pratique du télétravail de 10 millions d’actifs pourrait permettre d’éviter l’émission d’1 à 4 Mt de CO2e.

Formidable, alors qu’est-ce qu’on attend pour s’y mettre ?

Si l’impact peut sembler à première vue positif, attention aux effets rebonds.

Dans une étude réalisée par l’Ademe au cours de l’hiver 2022-2023 – vous savez, quand nos centrales nucléaires ont tourné au ralenti –, il ressort que le premier bénéfice du télétravail concerne l’impact des déplacements domicile-travail, qui va naturellement baisser.

Et ce sera d’autant plus vrai, si vous habitez loin de votre lieu de travail et que vous utilisez votre voiture. En moyenne, à l’échelle française, cela permettrait de réduire de 271 kg de CO2e notre impact par jour de télétravail et par personne.

Évidemment, si vous venez au travail à pied, à vélo ou en transport en commun, l’impact sera plus limité.

Attention aussi, observe l’étude, si l’on profite de cette journée à la maison pour aller faire des courses en voiture… l’impact sera beaucoup moins intéressant.

Il faudrait prévoir une journée de fermeture complète par semaine des bureaux pour que le gain sur la consommation énergétique soit vraiment intéressant.

La mise en place du télétravail permet aussi de faire des économies dans les bureaux : elle s’est souvent accompagnée de la réduction des espaces et d’une organisation plus flexible, dans laquelle un bureau n’est plus forcément attribué à une personne en particulier.

Oui, mais, relève encore l’étude de l’Ademe, les économies d’énergie avec cette organisation ne sont pas évidentes. Selon l’agence, il faudrait prévoir une journée de fermeture complète par semaine des bureaux pour que le gain soit vraiment intéressant. De 20 à 30 % d’économies.

En plus, ces journées s’accompagnent d’une augmentation de la consommation d’énergie au domicile des télétravailleurs. De l’ordre de 5 % par jour.

Le travail à distance peut aussi augmenter l’impact du numérique sur nos émissions, en accroissant le temps que l’on va passer en visioconférence, à envoyer des mails… N’hésitez pas à vous renseigner sur les bonnes pratiques, notamment sur le site Altimpact.

À plus grande échelle, le télétravail a aussi encouragé des familles à s’installer très loin de leur lieu de travail, pour profiter d’un environnement plus vert ou moins stressant que celui de la région parisienne par exemple. Avec d’autres impacts sociaux et environnementaux.

Le monde du travail, de bureau surtout, évolue et le changement climatique devrait peser sur ces évolutions tout aussi durablement, et accentuer certaines formes hybrides de travail.

Mais ça, c’est pour un prochain numéro d’Objectif 2 tonnes.

Pourquoi 2 tonnes ?

  • L’empreinte carbone moyenne de chaque Français est estimée à 9,4 tonnes équivalent CO2 par an (Source : Ademe)
  • L’Accord de Paris (2015) a pour ambition de limiter la hausse des températures en deçà de 2°C à la fin du siècle
  • Un des moyens d’y arriver est de faire passer l’empreinte de chaque citoyen à deux tonnes de CO2 par an.
  • Vous voulez connaître votre empreinte ? Faites le test mis en ligne par les pouvoirs publics.

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