« On doit montrer qu’on est une équipe » : des Monégasques conquérants chez les Normands en ouverture de la Ligue 1 ?
Le calendrier et le destin sont parfois taquins. Il y a un an quasiment jour pour jour, l’AS Monaco lançait sa saison de Ligue 1 face au Havre. Chez elle, au Louis-II et devant son public (3-1). Cette fois, ce sera en Normandie mais l’adversaire sera le même. Un mimétisme qui ne dit pas grand-chose sur la saison à venir mais laisse penser que l’opposition pourra lui convenir. Enfin, en théorie…
S’il n’existe aucune vérité générale dans le football, le club princier a souvent fait preuve d’une capacité à se fourvoyer face aux équipes plus modestes. Ses deux derniers déplacements au stade Océane se sont d’ailleurs soldés par deux matchs nuls, dont un en arrachant péniblement le point en seconde période.
Reste à savoir quelle version sera opposée aux Normands ce dimanche après-midi, trois jours après une victoire intéressante en barrage de Conference League en Pologne à Zabrze (3-2) et quatre avant un match retour qui dictera une partie de la saison princière.
Filipe Luis veut voir son équipe prendre forme
Surtout, l’équipe de Filipe Luis sait qu’elle aura un calendrier de prestige à se coltiner dans la foulée avec des matchs face à Marseille, Paris, Strasbourg et Lens. Du lourd qui en dira long sur les capacités d’un groupe encore amené à bouger.
Le technicien n’a pas voulu regarder aussi loin : chaque match constitue une étape. « Le sentiment est forcément bon après une victoire, même si on sait qu’on a encore beaucoup de choses à corriger, notamment dans le secteur défensif. Mais cela concerne toute l’équipe. »
La base arrière a en effet montré ses éternelles lacunes mais le collectif a su prendre son premier match officiel en main et bien gérer les événements.
Une esquisse appelée à prendre forme pour atteindre la régularité, denrée souvent rare sur le Rocher. « Si le premier match est vraiment important ? Bien sûr, mais ce qui doit surtout importer, c’est le sentiment qui domine au sein du groupe, veut croire le coach.
On doit être ensemble, se battre pour l’autre, montrer qu’on est une équipe. Si on fait ça, je suis sûr qu’on sera proches de gagner des matchs. » À commencer par Le Havre, donc, avant de s’attaquer aux plus gros poissons.