« On ne peut pas revenir comme ça en seconde période... » Comment les Monégasques ont perdu le fil et concédé le nul, samedi soir contre Toulouse (2-2) ?
Depuis le début de saison, l’ASM nous avait habitués à autre chose sur le plan défensif. Elle avait été capable d’absorber ses temps faibles sans dommage, quand les efforts consentis dans le pressing demandaient un second souffle.
Cela n’a pas été le cas, samedi soir, dans les dernières minutes de la première période et le premier quart d’heure de la seconde, et Toulouse a refait le retard de deux buts qu’il accusait à la pause. Le club de la Principauté s’est gâché pour la première fois de l’ère Filipe Luis, avec la vilaine impression d’avoir perdu des points qu’elle tenait fermement en main. « On est frustrés par ce gros manque de concentration au retour des vestiaires. On n’a pas le droit de revenir comme ça en seconde période », a commenté l’attaquant Matthis Abline en zone mixte.
La soirée avait pourtant idéalement commencé avec le but d’Edan Diop (29’) suivi du sien (38’). Sans le penalty offert à Casper Tengstedt (48’) et l’oubli de marquage sur Sion Oppong (59’), la lecture du match aurait été uniquement positive.
En conférence de presse, Luis se serait contenté d’insister sur la beauté de la première réalisation monégasque d’Abline. L’ancien Nantais a frappé une volée parfaite depuis l’extérieur de la surface, le jour où son petit Ayden soufflait sa première bougie. Le Brésilien aurait aussi été interrogé sur la capacité de son équipe à rivaliser avec le PSG dans la durée et sur la première place qui a été tout de même conservée. Hélas, le champ lexical de la déception s’est invité. « Ce nul me laisse un goût amer, a-t-il prononcé. Après notre deuxième but, j’ai l’impression que notre pressing s’est un peu relâché quand le leur est devenu plus agressif. À ce moment-là, peut-être qu’on n’a pas bien identifié les espaces où jouer. On a tout le temps fait des passes en retrait. »
Le penalty est né d’un corner et Monaco a concédé quatre de ses cinq buts en L1 cette saison à l’issue d’une phase arrêtée. « On doit faire mieux, c’est certain, a reconnu le technicien. Leurs plus grandes occasions ne sont pas venues de ballons joués dans le dos de notre défense, mais de corners, de coups francs et de touches. »
Les entrants ont manqué de justesse
Juste avant le 2-2, pour repousser la pression des Violets, Luis s’est réorganisé. Il est passé du 4-2-3-1 au 4-4-2 après l’entrée de Balogun (58’), mais l’international américain a été brouillon, à l’image d’un trois contre un qu’il a caviardé sur le gong.
Apparu sur le terrain au même moment, Stanis Idumbo a percuté et tenté de secouer le cocotier, mais il a été trop maladroit dans ses centres et ses frappes pour s’avérer décisif.
Sans les blâmer, le coach a reconnu les imperfections des remplaçants (Benzahra, Teze et Fati sont aussi entrés en jeu). « Ils ont fait tout ce que je leur ai demandé mais, parfois, les entrants ne comprennent pas très bien le jeu ou n’apportent pas la même énergie que les titulaires. Quand on lance un joueur, on s’attend toujours à ce qu’il donne le meilleur de lui-même, mais parfois ça ne se passe pas comme ça. »
Luis s’est montré rassurant concernant Zakaria après de match
Après le match, Filipe Luis s’est voulu rassurant au sujet de Denis Zakaria. Le capitaine a quitté le terrain, blessé en début de seconde période (51’). « Il a ressenti une gêne à l’ischio mais je ne pense pas que ce soit grave, a-t-il avancé. Il va falloir attendre l’IRM pour évaluer la gravité mais j’espère que ça ne l’est pas. » Et qu’il pourra tenir sa place, jeudi en C4 à Sofia (18h45).