Onhaye | Près de 10 000 participants attendus au départ du château de Weillen pour la 28e édition de la Marche gourmande: "Une chance d'être dans ce lieu d'exception"
Lorsqu'on pénètre sur le site jeudi matin, dans le vaste parc qui entoure le château de Weillen (Onhaye), ça grouille dans tous les sens.
"On a beaucoup de chance d'être ici, je suis un homme heureux pour le départ de cette année, confie Gérard Cox, chef d'orchestre de la marche gourmande, mise sur pied par la confrérie Li Crochon. Je remercie la famille de Giey (propriétaire privé du château, NDLR) qui nous permet d'être dans ce lieu d'exception."

Au milieu de ce cadre enchanteur, un grand chapiteau trône. Philippe Maranzan et d'autres bénévoles s'affairent. Ils suspendent des panneaux au niveau de la future zone d'accueil. "On a déjà commencé à ranger le bar, le podium à l'intérieur. Et maintenant, on va mettre les tables et les garnitures."

Dehors, les structures métalliques amenées à supporter lumières et autres bâches sont érigées. Les groupes électrogènes viennent d'être livrés.
Ce jeudi, les bénévoles de la confrérie se concentrent sur les finitions de la zone de départ et d'arrivée, situées donc dans le sublime cadre du château. Car la Marche gourmande, qui change de village chaque année sur l'entité d'Onhaye, est imaginée comme une boucle.

En réalité, les petites mains sont à l'ouvrage depuis samedi. "Le week-end, on a sorti et monté les guirlandes lumineuses qui éclairent le parcours sur 6 km", précise Gérard Cox. Une trentaine de bénévoles étaient présents toute la semaine pour aider au montage. "On mange les midis ensemble, ça soude les équipes."
Près de 2 000 fleurs
Un peu plus loin, au cœur du jardin bucolique, une équipe s'active autour de quatre mannequins et d'une voiture d'époque. "C'est celle de mon père, sourit Sylvie Cox, en charge de la décoration florale. Il m'avait dit qu'il voulait bien la mettre pour décorer. Il fallait imaginer quelque chose autour." D'où l'idée des quatre mannequins, dont les robes rétro sont fleuries chacune en fonction d'une saison.

Un travail colossal, qui amène un charme supplémentaire au lieu. "Cette année est particulièrement compliquée avec les sacs, les chapeaux à réaliser, etc. Ce n'est pas forcément le plus impressionnant qu'on ait fait, mais cela a demandé beaucoup de temps."
Pour la réalisation finale, Sylvie est épaulée par des élèves en option fleuriste. "On vient d'arriver de Tournai, on a fait deux heures de route raconte Sophie, professeur à l'IPES. C'est la troisième année qu'on vient. À l'époque, j'avais vu l'appel de Sylvie qui cherchait des bénévoles. J'y avais répondu."

Si l'équipe décore, c'est Sylvie qui a tout imaginé. "Elle a fait les structures. Nous, on vient l'aider. C'est l'occasion de changer de cadre et, en plus, la région est magnifique." Stecy, élève, confie: "Ça change de ce qu'on fait d'habitude, c'est sympa."
Gérard Cox nous emmène sur le parcours. On croise une équipe en plein montage d'un héron géant. Un peu plus loin, le chapiteau qui accueillera l'étape fromage se dévoile. "On a créé une espèce de pergola en mode chalet de ski… ", explique Justin Brichard, président de la Jeunesse d'Onhaye.

1,2 tonne de fromage
"Pendant qu'on monte tout ça, une équipe en parallèle coupe le fromage depuis hier. Il y a 1,2 tonne à couper." En tout, une cinquantaine de bénévoles de la Jeunesse est mobilisée ce week-end.
À un kilomètre de là, dans le chapiteau encore sombre de 1800 m2 qui accueillera le plat principal, la société de sonorisation venue de Beauraing monte le podium.

"Ça fait 4 ou 5 ans qu'on fournit à la Marche du matériel de location. Cette fois, ils nous font confiance pour la prestation de la scène principale. Ça nous fait plaisir", explique Clyde Stewart.
Selon Gérard Cox, à un peu plus de 24 h du premier départ, "on est dans les temps." Le stress monte malgré tout.

"Je ne dors pas bien ces derniers jours mais j'ai la chance d'avoir des bénévoles formidables. Avec le temps, je suis arrivé à responsabiliser des équipes. Ce qui me soulage." Les premiers marcheurs sont attendus ce vendredi sur le coup de 18 h.
EN BREF
– Prenez vos couverts ! Depuis 3 ans, les organisateurs de la Marche gourmande tentent au maximum de limiter les déchets. Chaque marcheur est invité à amener ses couverts pour déguster les plats des différentes étapes.
– Respecter les riverains Gérard Cox insiste sur ce point. "Car ce n'est pas toujours facile pour eux de recevoir dans un village de 350 habitants autant de monde." Et de confier que c'est la première fois qu'il a "quelques riverains qui rouspètent". Gérard Cox salue par ailleurs le travail de la Commune qui met les chemins en état, etc.

– Matériel propre La confrérie, au fur et à mesure des années, a investi dans du matériel. "On dispose d'un hangar de 200 m2. Et il est blindé…"
– 6 étapes sont annoncées lors de la Marche gourmande, toutes tenues par des acteurs de la région (foot d'Onhaye, Jeunesse d'Onhaye, comité des Fêtes de Sommière, l'Artiste à Falaën, le traiteur Didier Lawarée, la biscuiterie Destrée, les Lutins d'Anthée). La confrérie prend en charge tout ce qui est animations, WC, lors des étapes et le long du parcours.
Gérard Cox précise par ailleurs que chaque ""étape" reçoit un budget de la confrérie pour financer son chapiteau et la matière première des plats."
– Vendredi et samedi full Le vendredi, 3 200 personnes sont attendues et près de 4 000 le samedi. C'est full ! Le dimanche, plus de 2 000 sont annoncées. "35% des participants ne sont pas de la province de Namur."
Marche gourmande de Falaën : les inscriptions sont lancées, 10 000 marcheurs attendus en septembre– Moins de 5 secondes Le samedi soir, c'est le gros jour. "Il faut servir pendant 4 heures une assiette toutes les moins de 5 secondes…"
– Une Flamme rouge comme au Tour de France a été imaginée. C'est une des nouveautés sur le parcours.
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