Le premier grand meeting de Le Pen au centre de la tension à Orléans
20 Minutes avec AFP
Publié le 23/10/2026 à 08h04 • Mis à jour le 23/10/2026 à 08h04
Pour son premier grand meeting de campagne, dimanche, à Orléans, Marine Le Pen entend « s’élever au-dessus des partis » devant 10.000 militants avides de victoire. À l’extérieur, toute manifestation anti-RN sera interdite, mais ses opposants seront nombreux à manifester la veille pour exprimer leur crainte de la voir remporter la présidentielle.
Trams à l’arrêt, terrasses fermées et stationnement interdit tout le week-end… Le Rassemblement national tiendra son congrès dans une cité de Jeanne d’Arc en état de siège, tout un symbole pour la formation d’extrême droite, qui s’est de longue date approprié cette figure historique.
3.000 policiers et gendarmes
Dans un contexte déjà incandescent après les violences du 17 octobre, 20.000 à 30.000 opposants du RN - dont 2.000 à 3.000 « éléments radicaux » - sont attendus samedi dans la préfecture du Loiret, où les autorités ont prévu de déployer 3.000 policiers et gendarmes et n’autoriseront aucun autre rassemblement dimanche.
Des « garanties » jugées suffisantes par les porte-parole du parti à la flamme, envoyés sur tous les plateaux pour rassurer les militants et affirmer, à l’unisson de leur candidate, qu’ils n’ont « pas d’inquiétude » quant à leur sécurité. Signe que les troupes ont besoin d’encouragements, tous les élus du mouvement ont relayé sur leurs réseaux sociaux le même visuel : « J’y serai, et vous ? ».
Olivier Faure, Sophie Binet, Bally Bagayoko manifesteront
Pas question de reculer à la veille de cet événement majeur, inscrit à l’agenda depuis des mois. Rien ne doit empêcher le plébiscite samedi de Jordan Bardella, seul candidat à sa succession à la tête du RN. Certainement pas le rassemblement organisé le même jour par une cinquantaine d’associations, syndicats et partis politiques de gauche.
Sophie Binet (CGT), Bally Bagayoko (LFI) et Olivier Faure (PS), entre autres, feront partie du cortège. « S’il y a le moindre bordel, ils en seront responsables », prévient un proche de Marine Le Pen. « La démocratie sera dans la salle », la « horde » aux « pulsions totalitaires » à l’extérieur, plastronne un conseiller de Jordan Bardella.