Un intervenant scolaire mis en examen pour viol et violences sur 22 enfants
20 Minutes avec AFP
Publié le 24/09/2026 à 21h41 • Mis à jour le 24/09/2026 à 22h20
L’affaire avait débuté par la plainte du père d’une fillette scolarisée dans une école privée du 10e arrondissement de Paris. Trois mois plus tard, l’intervenant en anglais de l’établissement, âgé de 31 ans, a été mis en examen, ce jeudi, pour viol, agression sexuelle et violence sur 22 enfants, puis placé en détention provisoire conformément aux réquisitions du parquet.
Yasser G., inconnu jusque-là de la justice, intervenait au sein de l’école Saint-Laurent. Employé par la société de cours d’anglais CapEnglish, il y avait travaillé de septembre 2025 au 23 juin, date à laquelle il avait été suspendu de ses fonctions. Interpellé mardi et placé en garde à vue, il a été présenté jeudi à un juge. Un juge d’instruction est désormais chargé de l’enquête.
Injures, cris, coups et attouchements
Les investigations concernent 22 enfants nés entre 2020 et 2022. Lors de leurs auditions, les enfants et leurs représentants légaux ont rapporté aux enquêteurs « des injures, des cris, des coups, des attouchements sur les fesses et le sexe, des pénétrations digitales de la part du professeur », selon le parquet.
Les premiers éléments avaient été portés à la connaissance de la justice en juin. La directrice de l’école avait alors signalé au procureur « le dépôt de plainte du père d’une fillette au sujet de son professeur d’anglais ». Des inquiétudes avaient toutefois émergé auparavant : en mai 2026, les parents d’une autre élève avaient demandé à rencontrer la directrice pour évoquer « les éléments d’inquiétude de plusieurs parents au sujet de cet enseignant ».
L’intervenant écarté par son employeur
A la suite du signalement, la section du parquet de Paris chargée des mineurs avait saisi le commissariat du 10e arrondissement afin de centraliser les plaintes. Le dossier avait ensuite été transmis à la Brigade de protection des mineurs (BPM).
Notre dossier sur les agressions sexuelles
CapEnglish avait réagi mercredi par communiqué en indiquant qu’« un de ses anciens intervenants dans une école privée située à Paris a été mis en cause pour des faits graves relevant, semble-t-il, du code pénal ». Son employeur précisait aussi qu’« il a été immédiatement écarté de toute intervention auprès des élèves à titre conservatoire dès que la cheffe d’établissement a informé CapEnglish des faits reprochés ».