Paris. Visite du pape : sécurité, logistique, attente des fidèles... dans la capitale, les derniers préparatifs
Dans la capitale, c’est l’attente qui prime avant cet événement historique. Ce jeudi, 11 heures, sur la place de la Concorde (8e arrondissement), un grand chapiteau blanc trône, entouré d’écrans géants et abritant un autel liturgique. C’est ici que le pape Léon XIV célèbrera une messe en plein air samedi, et à laquelle près de 600 000 fidèles vont assister.
À la veille de l’arrivée du souverain pontife, Paris peaufine ses préparatifs, avant d’accueillir plus d’un million de personnes. Les fontaines de la Concorde sont lustrées, les touristes et habitants prennent des photos, les caméras s’installent déjà et les badauds observent les techniciens s’affairer autour du grand chapiteau. Aux abords de la place, Catherine et Marie-José, qui comptent les heures avant le jour J, sont venues prendre leurs repères.
La première prêtera main forte aux organisateurs samedi. Elle fait partie des 15 000 autres bénévoles qui participeront à ce moment historique. Tout est millimétré. Catherine devra être sur place dès 7 heures pour accueillir le public jusqu’à 18 heures. « Une longue journée », confie-t-elle. Alors pour se mettre dans les conditions, elle a tenu à faire le trajet en amont : 30 minutes de métro, sans encombre, depuis son pied-à-terre parisien. Elle est donc détendue. Cette habitante du Gard ne voulait surtout pas manquer cet « événement particulier » et tenait à être plus qu’une simple spectatrice. De son côté, Marie-José n’a pas de QR code pour accéder à la messe samedi. Elle est venue repérer les lieux, avec l’espoir de trouver un point de vue qui lui permettra d’apercevoir le pape, à défaut de pouvoir entrer. « Sinon, j’irai le voir à Rome », s’exclame l’habitante de Seine-et-Marne. La fidèle a tellement hâte de l’arrivée du pontife, qu’elle n’est « pas sûre d’arriver à dormir cette nuit ».
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14 000 forces de l’ordre mobilisées
L’installation des infrastructures sur la place de la Concorde a commencé début septembre, perturbant la circulation et modifiant peu à peu le visage de Paris. Pour laisser place au pape, les Champs-Élysées se sont vidés de leurs voitures. Et Notre-Dame s’est fait belle : la cathédrale a déployé des drapeaux aux couleurs de la France et du Vatican sur sa façade. Pour accueillir la foule, des toilettes temporaires ont aussi été installées le long de la Seine, près de la place de la Concorde. En tout, 2 500 jalonnent la ville.
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La Cathédrale Notre-Dame de Paris, fermée au public du 24 au 26 jusqu’à 17 heures, se prépare à la venue du pape. Photo Sipa/Jeanne Accorsini
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La Cathédrale Notre-Dame de Paris, fermée au public du 24 au 26 jusqu’à 17 heures, se prépare à la venue du pape. Photo Sipa/Jeanne Accorsini
Qui dit visite historique, dit dispositif de sécurité hors-norme, « exceptionnel », selon les mots du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Vendredi, près de 14 000 policiers, gendarmes et militaires, ainsi que 2 500 pompiers, seront mobilisés. Le lendemain, 12 000 forces de l’ordre et autant de pompiers seront sur place. Le ministère de l’Intérieur s’est voulu rassurant mercredi, précisant qu’aucune « menace particulière » n’avait été détectée. La priorité : assurer une sécurité maximale, tout en minimisant l’impact sur la vie quotidienne des habitants, atteste de son côté la préfecture de police de Paris.
D’autant que la capitale compte une autre invitée de marque : Paris accueillera à la fois le pape Léon XIV mais aussi des concerts de Céline Dion, à La Défense Arena. De quoi faire exploser les prix des hôtels et les réservations dans les restaurants. Selon le site Kayak.fr, les prix ont grimpé jusqu’à 50 %. Le samedi 26 septembre, une nuit d’hôtel dans la capitale coûte en moyenne 288 euros, contre 191 euros à la même date en 2025, relève le moteur de recherche et comparateur de voyages en ligne.