L'arbitrage a fait couler beaucoup d'encre depuis la défaite des Red Panthers en demi-finales face aux Pays-Bas (1-0). Le but néerlandais était entaché d'un kick dans les 50. L'arbitre ne l'a pas vu au moment de valider le goal. À la 56e minute, le but belge de Famke Van Heel a été annulé à la suite d'une demande à la vidéo à l'initiative de l'arbitre alors que les Pays-Bas avaient perdu leur vidéo. L'obstruction sifflée est peu évidente, mais pas illogique. Ces deux phases ont décidé du nom de la première équipe finaliste de cette Coupe du monde. Le score aurait pu être inversé. Les Belges ont-elles le seum ? Sont-elles des mauvaises perdantes ?

L'un des meilleurs arbitres belges, Sébastien Michielsen, a démêlé le vrai du faux. "Avant le tournoi, les arbitres se réunissent durant quatre jours pour être alignés sur leurs décisions. La gestion de la vidéo fait partie des points d'attention. Le protocole est assez simple. Une joueuse peut demander la vidéo dans trois situations : un goal, un pc et un stroke. Donc, la faute doit avoir lieu dans les 23. Une équipe ne peut pas demander une vidéo pour une faute dans les 50. Seul l'arbitre peut la demander pour une inconduite." Donc, les Red Panthers ne pouvaient pas demander la vidéo sur le premier but car le kick était dans les 50. L'arbitre aurait dû voir la balle toucher le corps, ce qui n'a pas été le cas. Elle ne pouvait donc pas annuler le but.

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Le délai pour demander une vidéo est très limité. "Non, on n'a pas sept secondes. Il faut la demander immédiatement. L'intention doit vraiment être immédiate. Ensuite, l'équipe a 20 secondes pour formuler sa question."

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Les arbitres n'ont aucune rémunération."

Lors de la demi-finale, Belges et Néerlandaises ont perdu leur vidéo. Les Pays-Bas ne l'avaient plus lors de l'égalisation de Famke Van Heel. Là aussi, l'arbitre n'a commis aucune erreur. "L'arbitre peut demander pour lui-même une vidéo dans deux situations : un goal et un stroke. Pour un pc, il n'a pas le droit sinon on demanderait la vidéo trop souvent. Les arbitres sont habitués à ce recours à la vidéo. Ils la demandent de plus en plus pour valider un but surtout s'ils ont un léger doute." Ce qui était le cas sur le goal de Van Heel. "D'ailleurs, j'ai aimé que l'arbitre a demandé immédiatement la vidéo sans subir la pression des joueuses néerlandaises", poursuit Sébastien Michielsen.

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Étant lui-même arbitre international, Sébastien Michielsen insiste sur l'intégrité de ses collègues. En tant que réserviste, il était présent lors des workshops avant la Coupe du monde. "Si des erreurs sont commises, elles ne sont jamais volontaires. Après un match, l'arbitre est toujours la personne la plus critique avec elle-même. Les arbitres sont sur le site durant trois semaines et sont guidés uniquement par la passion du jeu. Ils n'ont aucune rémunération. Ils reçoivent un per diem pour la nourriture et sont logés. C'est tout. En Pro League, ils perçoivent 100 euros par jour. Pour les arbitres belges d'un certain niveau, la fédération belge nous soutient, mais nous ne recevons rien de la fédération internationale (FIH)."

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Les arbitres présents sur la Coupe du monde ont été particulièrement formés sur la balle haute qui reste une énigme et sur la vidéo. Les umpires managers sont chargés de transmettre les directives aux managers et coachs des équipes. Notre consultant Pascal Kina, qui est coach de l'équipe messieurs de Gand, a été l'entraîneur des Red Panthers de 2011 à 2015 et consultant pour les Red Lions en 2025. "Au niveau international, les équipes reçoivent les consignes très clairement. Pendant le tournoi, un coach peut toujours envoyer ses vidéos et questions au comité arbitral. Au niveau belge, Sébastien Michielsen le fait aussi. Je ne crois pas qu'il soit plus dur de siffler aujourd'hui." Et Michielsen de conclure : "La technicité des joueurs est plus grande. La pression est bien plus forte. Je dirais qu'un arbitre siffle moins de fois durant une rencontre, mais ses coups de sifflet sont plus compliqués."

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