Plan formation à Bruxelles : voici comment Boris Dilliès compte faire grimper le taux d'emploi à 70 % d'ici 2029
Un jeune Bruxellois sur cinq est aujourd'hui hors du circuit du travail. Avec un taux de chômage touchant 18,2 % des 15-24 ans au début de l'année 2026 selon Statbel — une proportion nettement supérieure à la moyenne européenne et belge —, la capitale fait face à un enjeu structurel.
C'est pour répondre à ce décrochage que le Collège de la Commission communautaire française (Cocof) a adopté ce jeudi son "Plan Formation", comme l'annonce Boris Dillès (MR), ministre-président bruxellois, dans un communiqué. Cette nouvelle feuille de route stratégique fixe les priorités politiques à l'horizon 2029 avec un cap clair : hisser le taux d'emploi bruxellois à 70 %.
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Pour y parvenir, le plan formation entend bâtir un pont direct entre les attentes des candidats et la réalité économique des entreprises. En d'autres termes : adapter l'offre de formation aux besoins des entreprises.
La stratégie repose d'abord sur un ciblage rigoureux des métiers en pénurie et des secteurs porteurs, soutenu par le renforcement des accords-cadres sectoriels avec les entreprises.
Afin de rendre le paysage de la formation plus lisible et efficace, le plan prévoit de rationaliser l'offre existante en éliminant les doublons, en comblant les lacunes de programmes et en créant des passerelles fluides entre les différents opérateurs.
L'accent devra également être mis sur la pratique sur le terrain en généralisant l'apprentissage en situation réelle, notamment via l'alternance, les stages et les immersions professionnelles.
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Ce vaste chantier nécessitera enfin une simplification de la gouvernance grâce à une meilleure coordination entre des acteurs aux structures variées, comme Bruxelles Formation, Actiris, le SFPME/EFP (formation en alternance) et le VDAB Brussel.
"Près de 1 jeune sur 5 est au chômage, ce n'est pas acceptable", martèle Boris Dilliès, ministre-président bruxellois, qui dispose des compétences de l'Enseignement et de la Formation professionnelle au sein de la Cocof (tandis que c'est Laurent Hublet qui s'occupe de l'Emploi). "Avec ce plan, je veux leur donner des perspectives, à eux et à tous ceux qui veulent travailler", reprend Boris Dilliès. "Ce plan, c'est faire du matchmaking (NdlR : mise en relation des individus) entre les demandeurs d'emploi et les besoins des entreprises. Nous avons analysé ce qui ne fonctionne pas, identifié les obstacles afin de construire des parcours qui permettent à chacun de trouver sa place dans la société et sur le marché de l'emploi."
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