Marine Le Pen reste largement en tête des intentions de vote au premier tour de la présidentielle de 2027, tandis qu'Edouard Philippe confirme être à ce stade le mieux placé du bloc central pour accéder au second tour, selon un sondage Ipsos/BVA* pour Le Parisien publié ce samedi. Avec entre 34 et 36 % des intentions de vote au premier tour, la candidate du Rassemblement national reste loin devant ses concurrents. Le score du Rassemblement national paraît stabilisé : il est très similaire à celui que recueillait en juin chez le même sondeur Jordan Bardella, testé à l'époque.

Derrière Marine Le Pen, le candidat Horizons Edouard Philippe est le mieux placé dans quasiment toutes les configurations pour accéder au second tour. Seule exception néanmoins : si Gabriel Attal (Renaissance) est sur la ligne de départ à ses côtés. Dans ce cas, Edouard Philippe (14,5 %) serait doublé de justesse par le leader Insoumis Jean-Luc Mélenchon (15 %), Gabriel Attal obtenant 7,5 % des voix.

Si Gabriel Attal n'était pas candidat, Edouard Philippe serait à 19 %, quatre points devant Jean-Luc Mélenchon, et loin devant Bruno Retailleau (Les Républicains, 7,5 %). Ce dernier apparaît en recul d'1,5 point dans cette configuration par rapport à la dernière enquête Ipsos pour Le Parisien, réalisée en juin.

Glucksmann entre 11,5 et 14 %

Raphaël Glucksmann, candidat via la primaire organisée avec le Parti socialiste, navigue entre 11,5 % et 14 % des intentions de vote. Il serait au coude à coude avec Gabriel Attal si l'ex-Premier ministre était désigné candidat du camp présidentiel, à 14 %. Dans l'espace socio-démocrate, le candidat de Place publique semble convaincre beaucoup plus que le Premier secrétaire du PS Olivier Faure, testé pour la première fois par cet institut et dont les intentions de vote ne dépasseraient pas 5,5 %, un score proche de celui de l'écologiste Marine Tondelier (entre 3,5 et 5,5 %).

*Le sondage a été réalisé en ligne du 31 août au 2 septembre, sur un échantillon de 1 500 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans ou plus, selon la méthode des quotas. La marge d'erreur est située entre 0,9 et 3,1 points.