La patronne des Écologistes et candidate à la présidentielle Marine Tondelier a donné naissance le 18 septembre à son deuxième enfant, un petit garçon prénommé Léon, a-t-elle annoncé à l’AFP mercredi. Première prétendante à l’Élysée à avoir fait campagne enceinte, Marine Tondelier, 40 ans, a accouché à Lens (Pas-de-Calais), quelques heures après avoir assisté à la réunion qui s’est tenue à l’Élysée entre Emmanuel Macron et les chefs de parti pour évoquer les conflits internationaux et leurs conséquences.

Elle a précisé que l’accouchement s’était « très bien passé », ajoutant qu’elle allait pendant un certain temps « travailler différemment » et « essayer d’inventer comment concilier une campagne présidentielle et un nouveau-né, dont la santé et le bien-être passent en priorité ». « On a profité de l’arrivée de [notre enfant, NDLR] un peu en avance pour garder quelques jours cette belle nouvelle rien que pour nous », a-t-elle ajouté sur Instagram. Elle précise également que le choix du prénom n'a rien à voir avec la venue du pape Léon XIV : « Je précise que lorsque nous avons choisi ce prénom il y a longtemps, on ne savait rien de la venue du pape en France ».

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Déjà mère d’un garçon de 7 ans, Marine Tondelier vient d’être désignée officiellement candidate des Écologistes, à l’issue d’un conseil fédéral extraordinaire de son parti lundi. Elle le restera jusqu’au vote des adhérents écologistes prévu du 10 au 13 décembre, qui décideront du maintien d’une candidature autonome ou d’un retrait derrière un autre candidat de gauche.

Son bébé, sa priorité

Mais elle a toujours dit que même en campagne présidentielle, ce bébé serait sa priorité, tout en soulignant qu’elle n’envisageait pas de « partir quatre mois » en congés. Elle doit d’ailleurs participer ce mercredi à une conférence de presse en visio pour faire le point sur sa campagne présidentielle, et évoquer les Marches Climat prévues le 26 septembre dans toute la France.

Si sa santé et celle du bébé le lui permettent, elle a prévu de défiler ce jour-là à Arras (Pas-de-Calais), a-t-elle aussi indiqué. Lorsqu’elle avait annoncé fin mars sa grossesse, elle avait raconté ses difficultés après une fausse couche et un parcours de PMA et de FIV infructueux. C’est finalement après avoir mis en pause son projet d’enfant qu’elle est tombée enceinte.

La candidate veut défendre la santé reproductive

L’Écologiste entend profiter de l’occasion pour défendre deux sujets qui lui tiennent à cœur : la santé reproductive et « un pays à hauteur d’enfant », avec une série de mesures pour la protection et l’épanouissement des plus jeunes.

Parmi ses propositions, elle souhaite garantir pendant la première année après l’accouchement « un véritable parcours de santé physique, gynécologique, sexuelle et psychique, avec repérage systématique de la dépression post-partum », créer un « service public de l’accompagnement à domicile après la naissance » et construire « un congé parental mieux rémunéré, suffisamment long et comportant une part individuelle non transférable pour chaque parent ».

« Une politique familiale ne peut pas s’arrêter à la porte de la maternité. Après la naissance, personne ne devrait être laissé seul face aux soins, à l’épuisement et à la charge du quotidien », écrit-elle dans son livret sur la santé reproductive.