Pompes à chaleur : comment bénéficier du "leasing social" lancé par le gouvernement pour en installer une en remplacement d'une chaudière à gaz ou au fioul ?
l'essentiel En pleine flambée des prix de l'énergie, le gouvernement lance un "leasing social" sur les pompes à chaleur dans le cadre du plan d'électrification. Les foyers modestes en seraient les premiers bénéficiaires. Comment cela fonctionne-t-il ?
À partir du jeudi 1er octobre, les ménages modestes pourront accéder à un leasing social pour passer d’une chaudière à gaz ou au fioul à une pompe à chaleur. L’objectif est d’en déployer 55 000 sur deux ans, a précisé auprès du Dauphiné Libéré la ministre déléguée à l’Énergie, Maud Bregeon.
"Avec ce dispositif destiné aux Français modestes, pendant 3 ans, vous n’aurez aucun coût supplémentaire par rapport à ce que vous coûtait le chauffage au gaz ou au fioul. À l’issue de ces 3 ans, une fois la pompe à chaleur remboursée, la facture de chauffage pourra être divisée par deux", précise-t-elle.
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Qui peut en bénéficier ?
Sont concernés les propriétaires de maisons individuelles appartenant aux catégories de revenus très modestes au sens défini par l’Agence nationale de l’habitat. Les plafonds varient selon la composition du foyer et la zone géographique, et renvoient aux catégories déjà connues des aides à la rénovation. Pour un couple avec un enfant, le revenu fiscal de référence doit être inférieur à 38 720 €. Un couple avec un enfant habitant en Île-de-France et touchant jusqu’à 4 750 € par mois à eux deux pourrait, par exemple, en bénéficier.
Autre détail important : les offres intégrées concernent prioritairement les maisons chauffées au gaz, au fioul ou au propane.
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Qu’est-ce qu’on y gagne ?
À travers ce dispositif, le gouvernement souhaite permettre aux ménages de remplacer leur ancien système de chauffage par une pompe à chaleur air-eau sans augmenter leurs dépenses mensuelles, ni même avoir à avancer de l’argent.
L’aide moyenne par ménage sera de 9 800 € et l’enveloppe totale est de 540 millions d’€. Les trois premières années, les factures seront inférieures ou égales à ce que coûtait le chauffage au gaz ou au fioul. Puis, à l’issue de ces trois ans, une fois le coût de l’achat et de l’installation de la pompe à chaleur amorti, les factures de chauffage seront divisées par deux, assure le gouvernement. Un argument qui prend tout son sens alors que les prix de l’énergie restent élevés et que la période de chauffage approche.
Selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE), le prix repère du gaz a augmenté de 5,6 % TTC en moyenne en septembre. Une nouvelle hausse de 6,3 % est attendue en octobre. Pour un ménage qui se chauffe au gaz et consomme environ 15 000 kWh par an, cela représente 130 € supplémentaires sur une année.
Quelle est la procédure ?
Selon le gouvernement, les premières installations interviendront en novembre. Puis, au 1er janvier 2027, d’autres acteurs de l’énergie pourront à leur tour proposer une offre intégrée aux ménages concernés.
Plusieurs entreprises (dont CapConfort, IZI by EDF, Le PAC’TE français, Octopus x Effy, RÉFLEX et Sonepar) ont répondu à l’appel d’offres lancé avant l’été par le gouvernement, avec une contrainte : le modèle de pompe à chaleur air/eau choisi doit être fabriqué en France ou en Europe. À noter que le dispositif n’est pas financé par de l’argent public, mais via les certificats d’économies d’énergie (CEE), un dispositif national français créé en 2006 qui oblige les fournisseurs d’énergie à financer des actions d’efficacité énergétique. Ceux-là mêmes que Bruno Retailleau (LR) ou encore Fabien Roussel (PCF) proposent, dans le cadre de leur campagne présidentielle, de supprimer.