"Pour mes 40 ans, j'ai préféré une vache à une bague" : la passion sans filtre de Jessica pour l'agriculture
"Pour mes quarante ans, j'ai reçu une vache ; j'ai préféré cela à une bague et mes copines n'ont vraiment pas compris". Jessica Moinnil (Hubermont, La Roche) a un parcours singulier dans le monde agricole. Seul membre féminine du herd-book de la blonde d'Aquitaine, elle n'était pas prédestinée à embrasser une carrière dans ce domaine. "Ma famille n'était pas du tout dans le domaine, explique-t-il. Mais j'ai toujours été attirée par l'agriculture. Il y avait une ferme près de chez ma grand-mère et j'ai traîné dans les fermes durant ma jeunesse. Et puis j'ai rencontré Arnaud (Collard), lui qui était fermier. Il a repris l'exploitation il y a vingt ans. De mon côté, j'ai travaillé durant 15 ans l'extérieur avant de le rejoindre et je ne l'ai jamais regretté. J'ai débuté en mettant en place un poulailler de 6500 poules pour produire des poussins (Arnaud s'est aussi lancé dans les œufs bio avec 18 000 poules)."
L'agricultrice s'est spécialisée dans la race Blonde d'Aquitaine. "On s'y est mis petit à petit, poursuit-elle. Cela n'a pas été facile car on n'a pas les meilleurs animaux au départ. C'est un vrai travail de sélection et cela commence à porter ses fruits. J'aime cette race au niveau du bon rendement sur la carcasse. Être présente sur les concours de la Foire, c'est déjà du positif."
Alors que certains collègues ont arrêté la vente de colis, Jessica Moinnil a décidé de poursuivre ces ventes mensuelles. "Je veux garder la main sur le produit jusqu'à la fin, explique-t-elle. Quand la viande était chère, je voulais quand même garder ma clientèle parce qu'on ne savait pas ce qui peut arriver."
Si elle apprécie de travailler avec le bétail, elle sait aussi qu'elle doit aussi coiffer d'autres casquettes. "C'est un peu chaud, mais on n'a pas le choix. Il faut assurer la publicité, réaliser des pubs sur les réseaux, être adjointe au boucher."
Avec les 180 bêtes dans le cheptel, Jessica et Arnaud ne manquent pas de projet. "Trop peut-être, sourit-elle. On veut améliorer l'outil un peu vieillot pour les bovins et puis on investit également dans deux gîtes. Et les autres projets ne manquent pas."
Une belle preuve de dynamisme et de motivation pour le métier d'agricultrice.
Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.