Près de 370 bénévoles, des mois de répétitions : le spectacle Vauban prêt à enflammer la citadelle d’Arras
Le spectacle Vauban revient pour la quatrième année consécutive à la citadelle d’Arras, avec six représentations du 20 au 23 août. Dans les coulisses, c’est déjà l’effervescence. Zoom, en chiffres, sur une organisation hors normes.
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Ils sont près de 370 bénévoles mobilisés cette année pour faire vivre le spectacle « Vauban, la citadelle, Arras ». Un nombre impressionnant, qui grossit d’édition en édition grâce au bouche-à-oreille. Quatre-vingt-dix nouveaux bénévoles ont ainsi rejoint les rangs cette année. « On a une grande variété de profils, des personnes de 4 ans jusqu’à 87 ans », apprécie Anne Delton, la présidente d’Artois culture nature.
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Le spectacle Vauban sera joué pour la quatrième fois d’affilée. Si l’histoire reste la même, centrée sur le marquis de Vauban et, le metteur en scène Mickaël Boulé et les équipes intègrent chaque année des nouveautés.

La chorégraphie de la scène du banquet a par exemple été complètement revue, « avec plus de danseurs et une musique jouée en live par l’orchestre » d’une cinquantaine de musiciens. « Je pense que l’on ne voit pas ça dans beaucoup de spectacles », vante Anne Durot, la chorégraphe qui chapeaute quatre groupes de danseurs. En plus du show, ces derniers exécutent des pas dans le village médiéval, installé dans la citadelle et accessible gratuitement. Ils ne chôment pas !

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Une dizaine de professionnels renforcent l’équipe de bénévoles. On compte notamment des cavaliers voltigeurs, dont certains sont passés par le parc du Puy de Fou, au haut niveau d’exigence, ainsi que des acteurs rodés aux scènes de combat et aux cascades. « Ça crée une vraie émulation, on apprend beaucoup à leurs côtés », se satisfait Anne Delton.

Depuis le premier spectacle Vauban, les bénévoles montent en compétences. « Les escrimeurs ont énormément progressé, alors que la plupart n’avaient jamais pratiqué avant », souligne Mickaël Boulé.

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On imagine difficilement l’engagement des bénévoles, avant les représentations officielles. Les danseurs ont par exemple enchaîné trente-cinq répétitions depuis mars. « Ils sont en demande, ça se fait dans la bonne humeur », glisse la chorégraphe Anne Durot. Des ateliers de théâtre sont organisés très régulièrement. « On apprend tout au long de l’année en fait, explique Edmonde, une bénévole d’Achicourt. Comment placer ses mains, avancer sur scène… » Autres chiffres : l’association dispose de 3 500 costumes, qu’une trentaine de couturières soignent pendant quasiment neuf mois de l’année.

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Ils ne sont pas sur scène, mais leur rôle est tout aussi essentiel. Environ soixante-dix bénévoles composent l’équipe technique d’Artois culture nature, avec des missions très diversifiées, à commencer par l’installation des gradins et des coulisses. « Il faut deux semaines pour tout installer, et trois jours pour les tribunes », dixit Anne Delton. Une dizaine de personnes gèrent aussi la régie technique ; d’autres photographient ou filment les spectacles. Une vraie fourmilière.
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