Présent à la première audience seulement, ce Hutois est condamné par défaut, il avait molesté sa compagne
Condamné par défaut à 18 mois de prison pour des coups et blessures sur son ancienne compagne, il passe devant le juge mercredi 2 septembre pour faire opposition au jugement.
Celle-ci aboutira-t-elle ? Rien n'est moins sûr : le Ministère public estime en effet la demande recevable mais non avenue car le jeune homme avait fait le déplacement lors de la première audience en octobre 2025 mais comme il n'avait donné aucune instruction à son avocat, ce dernier ne s'était pas présenté. L'audience d'instruction avait alors été reportée en mars 2026 pour lui permettre de discuter avec un conseil. Sauf que cette fois, il n'était pas venu, ce qui lui avait valu cette condamnation.
Il l'a saisie à la gorge et l'a giflée
N'ayant pas pris la mesure de la situation, il bredouille devant le juge : "Mon ancienne compagne m'avait dit qu'il n'allait rien se passer, après plusieurs contacts avec des policiers", tente-t-il d'expliquer, s'appuyant apparemment sur une sorte de croyance populaire qui veut que lorsqu'une victime retire sa plainte, toute action s'éteint.
Le jeune homme, dont le casier présente un antécédent (une réprimande) quand il était mineur, est poursuivi pour avoir saisi sa compagne au niveau de la gorge, et l'avoir giflée après s'être rendu compte qu'elle l'avait trompé. Il invoque à demi-mot la légitime défense, précisant que sa compagne était armée d'un objet coupant qui l'a tailladé au bras.
Une absence non volontaire
Son conseil prend alors le relais : "Le jugement a été prononcé le 2 juin, nous avons fait opposition le 12 juin, nous sommes dans les délais. Il n'y a par ailleurs pas de volonté dans le chef de mon client de se soustraire à l'action de la justice, il était là lors de la toute première audience", rappelle-t-il. Et d'ajouter : "Il n'a pas non plus renoncé à se défendre, il est là aujourd'hui", avant de demander l'acquittement à titre principal et une peine de probation autonome à titre subsidiaire. "Les griffures causées par le canif ont été constatées par un médecin, je pense que mon client n'avait pas envie d'accabler sa compagne avec laquelle il est resté jusqu'en juillet 2026", termine-t-il.
"Rien au dossier ne va dans ce sens. Un certificat objective des lésions sur la victime qui correspondent à la scène décrite", rétorque le Ministère public, qui demande la confirmation de la peine, à assortir d'une éventuelle mesure de faveur, comme un sursis probatoire.
> Jugement le 16 septembre
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