La renaissance pour Le Pen, Mélenchon au second tour, Nicolas Hulot rhabillé
Vous avez passé un bon dimanche ? On se réjouit pour vous, nous, on a suivi les émissions politiques du jour, lu les pages politiques des quotidiens… Bref, on a scruté les petites phrases, les faits et les gestes de la présidentielle 2027. Voici ce qu’il faut retenir à 175 jours du 18 avril 2027, date du premier tour.
La phrase du jour
« Une renaissance qui sera ni une rupture brutale ni une révolution destructrice, mais une manière de s’élever vers le beau. »
Pour son premier meeting de campagne, l’ultra favorite à l’élection présidentielle Marine Le Pen n’a pas fait de grandes annonces ou tenue des propos chocs. Le discours a même parfois frôlé le lyrisme plus que le programme de campagne, notamment avec cette ''renaissance'' française tout de même très conceptuelle et assez peu tangible.
Le chiffre du jour
Cent pour cent des cas. Jean-Luc Mélenchon se qualifierait pour le second tour de la présidentielle de 2027 dans toutes les configurations, au côté de Marine Le Pen, toujours très largement en tête, selon un sondage Ipsos-BVA-Cesi école d’ingénieurs, paru samedi dans Le Parisien.
Lors de la dernière vague de ce sondage (31 août-2 septembre), le candidat LFI n’était en position d’accéder au 2e tour que dans un cas de figure : si Gabriel Attal se présentait en même temps d’Édouard Philippe (Horizons) pour le bloc central.
La balle perdue du jour
Retire de la vie politique depuis longtemps, englué dans des affaires judiciaires et disparu médiatiquement, Nicolas Hulot s’est retrouvé bien contre lui sur le devant de la scène, lors du discours de campagne de Marine Le Pen. La cheffe de file du RN a promis dimanche d’abolir « la stupide loi Hulot qui interdit la recherche d’hydrocarbures sur le sol français » Allez, petite insulte en passant, ça ne mange pas de pain. Et la foule d’Orléans a même hué le nom de l’ancien ministre quand il fut cité. De quoi lui passer l’envie de revenir en politique encore un temps.
Le taclounet tout mou du jour
Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a déploré dimanche un mouvement lycéen et contre la vie chère « laissé face à lui-même » par l’exécutif, alors que selon lui, pour que « les manifestations s’interrompent, il suffit de répondre aux revendications ».
Alors oui, ce n’est potentiellement pas faux, mais alors que l’élection se rapproche, on espère voir à l’avenir des punchlines bien plus offensives et des tacles beaucoup plus assassins. Parce que là, on ronfle un peu. Un peu de spectacle messieurs dames, merci bien.