20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Publié le 13/09/2026 à 18h49 • Mis à jour le 13/09/2026 à 18h49

La « priorité nationale » est « un droit naturel et juste ». Marine Le Pen a donné le ton de sa campagne dans son discours de rentrée, en promettant d’appliquer ce principe controversé au logement social. « Avec nous les Français, quelles que soient leur couleur de peau ou leur religion, leur origine ou leur résidence […] seront prioritaires chez eux », a développé la candidate à la présidentielle, dans son fief d’Hénin-Beaumont.

Elle a promis que le logement serait « un des grands chantiers » de son quinquennat, et souhaité « donner la priorité d’accès au logement social aux Français » ainsi que leur « réserver » les aides personnelles au logement (APL). La leader du Rassemblement national entend aussi « abroger » la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbain) qui oblige les maires à réserver une partie de leur parc immobilier au logement social, et permettre la vente « d’un certain nombre de HLM aux Français », tout en procédant à « l’expulsion des familles délinquantes » de ces logements sociaux.

Suppression du DPE

« Il n’y a rien, mes chers amis, de plus heureux que le sentiment d’exprimer une harmonie dans son foyer en pouvant dire "je suis chez moi" », a plaidé la candidate d’extrême droite, en valorisant la propriété individuelle. Par cette politique du logement visant à « libérer la construction, valoriser le parc existant, encourager et protéger la propriété », les terrains publics « seront mis gratuitement à disposition des constructeurs » qui devront « en contrepartie » construire « des milliers d’appartements » à loyer modéré.

Marine Le Pen entend aussi supprimer le « zéro artificialisation nette » (ZAN), une « norme idéologique » à ses yeux, et faire « cesser (la) politique absurde » des diagnostics de performance énergétique (DPE) des logements qui déterminent leur valeur.

Elle a redit vouloir remplacer Ma Prime Renov' par un dispositif « 100 % rénov » consistant en « un prêt à taux zéro » pour les travaux de rénovation, et lancer une « vaste politique de transformation des bureaux vacants en logements ». « Cette présidentielle décidera de tout, soit de laisser notre pays s’enliser dans les sables mouvants des habitudes et des turpitudes, soit le sursaut, celui que nous voulons et qui mènera à la renaissance de la France », a-t-elle plaidé.