L'ex-maire socialiste de Paris, en retrait de la vie politique depuis les dernières municipales, annonce qu'elle va voter pour Raphaël Glucksmann à la primaire de la gauche. "Je donnerai toute la force, ne serait-ce que par mon vote personnel, à Raphaël Glucksmann", assure-t-elle.

Anne Hidalgo, ancienne maire de Paris, invitée sur France Inter, mercredi 9 septembre, apporte son soutien à Raphaël Glucksmann pour la présidentielle. Le candidat Place publique à la primaire de la gauche est le "seul à pousser" les sujets liés "à la crise climatique", comme "la transformation de notre économie, de notre agriculture", selon l'ancienne maire de Paris.

"Il faut absolument éviter que l'extrême droite n'accède au pouvoir et donc je donnerai toute la force, ne serait-ce que par mon vote personnel à Raphaël Glucksmann", explique l'ancienne élue.

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La primaire de la gauche sera organisée les 9-10 et 16-17 octobre. Raphaël Glucksmann y affrontera le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, Ségolène Royal, Jérôme Guedj, Philippe Brun, Emmanuel Maurel ou encore Fabien Verdier. Les adhérents du Parti socialiste et de Place publique pourront y participer ainsi que toute personne prête à débourser 15 euros.

Des "regrets" sur les violences dans le périscolaire

L'ex-maire de Paris est visée par une plainte de plusieurs familles parisiennes dont les enfants ont été victimes de violences sexuelles dans différentes écoles de la capitale sur le temps du périscolaire. "Tous les faits contredisent" la non-assistance à personne en danger, se défend-elle.

Sans présenter d'excuses, l'ancienne maire socialiste de Paris entre 2014 et 2026 exprime ses "regrets" de ne pas avoir reçu les familles des victimes lors de l'apparition de nouveaux signalements au printemps 2025 dans des écoles du 7e, du 11e et du 15e arrondissement.

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Si des réunions ont bien eu lieu dans les écoles concernées, Anne Hidalgo ne s'y est jamais rendu. Pour se justifier, l'ancienne élue parle "d'un moment complexe". "On était en pleine campagne des municipales" et la Ville de Paris était encore en train de "structurer la réponse institutionnelle", détaille-t-elle.

"Je comprends le sentiment d'abandon"

L'ancienne maire de Paris affirme par ailleurs avoir mis en place des actions dès 2015 et des premiers signalements, notamment sur le recrutement des animateurs du périscolaire. Si des agressions ont eu lieu depuis, c'est que "dans les mailles du filet, il y a eu des trous et c'est là qu'il faut aller regarder", reconnaît l'ex-élue.

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"Je comprends le sentiment d'abandon" des familles, assure Anne Hidalgo qui affirme avoir "essayé, tenté et fait tout pour protéger les plus vulnérables et bien sûr les enfants" lorsqu'elle était à la tête de Paris.