20 Minutes avec AFP

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Publié le 24/09/2026 à 13h07 • Mis à jour le 24/09/2026 à 13h07

Après le premier débat de la primaire sociale-démocrate, Ségolène Royal a provoqué l’indignation des associations juives. La candidate a considéré qu’il fallait que « plus de voix israéliennes et juives » s’expriment sur le conflit à Gaza afin de lutter contre l’antisémitisme.

L’ancienne ministre a expliqué ce mercredi 23 septembre que « la montée de l’antisémitisme n’est pas due à Israël » mais « aux actuels dirigeants » du pays, selon elle, et qu’en ce sens « il faudrait plus de voix israéliennes et juives pour dire que ce qui se passe » à Gaza « est intolérable ». Et ça ne passe pas.

Des propos immédiatement dénoncés par Yonathan Arfi, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), comme « une trahison de l’idéal républicain ». « En sommant les Juifs de se positionner sur Gaza et non les antisémites de cesser de s’en prendre aux Juifs au nom d’un conflit à 3.000 kilomètres, cette injonction fait des Juifs les responsables de la haine dont ils sont les victimes », a-t-il écrit dans un message sur X.

Ségolène Royal a répondu à ces accusations sur X ce jeudi matin : « Ce n’est pas du tout ce que j’ai dit. Si c’était le cas vous auriez raison. Mais permettez-moi de rappeler que l’universalisme républicain c’est le respect de l’authenticité de la parole d’autrui. Stop ».

« Je n’ai jamais essentialisé nos compatriotes de confession juive »

De son côté, Philippe Meyer, vice-président du Crif a souligné : « Non, être juif ne rend suspect d’aucune allégeance. Et il n’existe pas de tribunal chargé de trier les "bons" Juifs des autres. » Il dénonce des propos « moralement et politiquement intolérables ».

Ariel Goldmann, président de la Fondation du Judaïsme français, a interpellé, sur X, Ségolène Royal en lui demandant si elle « [oserait] demander aux musulmans de France de se mobiliser pour dénoncer la dictature en Algérie ou la répression sanglante en Iran ? », et de lui demander des excuses. De son côté, l’Union des étudiants juifs de France a rappelé que « les Juifs ne sont pas et ne seront jamais responsables de l’antisémitisme. »

La ministre de la lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a aussi réagi. « Il n’y a pas un seul Français juif responsable de la situation à Gaza », a-t-elle souligné, estimant qu'« essentialiser, assigner » mène à l’antisémitisme.

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Face aux réactions Ségolène Royal s’est défendue sur X, ce jeudi matin. « Voilà ce que j’ai dit : il faut soutenir et encourager les Israéliens qui se dressent contre le régime du criminel de guerre Netanyahou. Je n’ai jamais essentialisé nos compatriotes de confession juive », a-t-elle écrit. Interpellée sur BFMTV, l’ancienne ministre a affirmé « que chaque fois qu’on parle de ce sujet, la parole est déformée ».