20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Publié le 04/10/2026 à 23h00 • Mis à jour le 04/10/2026 à 23h00

Le sujet était attendu à ce dernier débat de la primaire de la gauche sociale-démocrate. L’eurodéputé Raphaël Glucksmann, mis en cause après des extraits vidéos où il s’en prend notamment à Ségolène Royal, s’est dit « désolé » pour ses « propos inélégants », ce dimanche 4 octobre sur BFMTV.

Dans un extrait vidéo diffusé samedi sur les réseaux sociaux, l’eurodéputé évoque notamment Ségolène Royal, qu’il accuse d’avoir fait « la danse du ventre à Macron » ces dernières années. Cette dernière avait déploré sur X le « sexisme consternant » de sa remarque. Dimanche soir, elle a souligné avoir « l’habitude des agressions verbales », mais « venant de vous, ça m’a particulièrement choquée parce que c’est une agression, en plus à connotation sexuelle », lui a-t-elle asséné.

Raphaël Glucksmann a d’abord assuré qu’il n’y avait « pas de connotation sexiste » dans l’expression « danse du ventre », et que ses propos, issus d’une réunion avec des militants dans un café, « n’avaient pas vocation à être publics ».

« Cette vidéo, elle n’était ni faite ni à faire »

« Le plus simple, c’est de s’excuser », a souligné le patron du PS Olivier Faure. « La réalité, c’est que cette vidéo, elle n’était ni faite ni à faire. Ce n’était pas un cadre privé, c’était une réunion militante ». Il a également remarqué que « si on commence à dire que le cadre privé ne compte pas, alors dans ces cas-là, j’imagine que demain Jordan Bardella nous dira que les messages qui ont été captés par Mediapart étaient des messages d’ordre privé ».

« Désolée si ces propos ont été perçus comme étant sexistes. Ils n’avaient pas vocation à sortir. Je suis désolé », a fini par dire Raphaël Glucksmann. Mais « vous pensez qu’aujourd’hui en France le débat public est brutalisé par moi ? », a-t-il demandé, avant de reconnaître que « des propos inélégants sont sortis. Maintenant la vraie question c’est comment on va battre l’extrême droite ».

Dans une autre vidéo de cette même réunion, l’eurodéputé disait aussi « pisser » sur Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. « Une fois que c’est sorti, oui j’assume. C’était moi, c’est indéniable. Je ne pense pas qu’il faille utiliser ce langage dans le débat public, j’en suis absolument conscient », a-t-il ajouté. Mais « ce que je disais c’est qu’il ne fallait pas céder à ce que Marine Le Pen était en train de faire, ou Jean-Luc Mélenchon, en encourageant les fièvres identitaires ».