Les aides sur le prix des carburants prolongées jusqu’au 31 décembre
20 Minutes avec AFP
Publié le 16/09/2026 à 19h26 • Mis à jour le 16/09/2026 à 20h04
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé à ses ministres de « prolonger » jusqu’au 31 décembre les dispositifs de soutien face à la flambée des prix des carburants. Selon son entourage, « l’objectif est de préserver l’activité économique, l’emploi et la croissance, en donnant de la visibilité aux entreprises ».
Dans ce cadre, l’aide aux pêcheurs est revalorisée de 25 à 35 centimes par litre pour « permettre aux navires de continuer à sortir en mer », retrouvant son niveau plafond européen. Le soutien de 20 centimes sur le gazole non routier pour le BTP ainsi que l’aide de 15 centimes par litre pour les agriculteurs sont également reconduits.
Gronde sociale
Cette réponse intervient alors que des blocages de dépôts pétroliers ont lieu au bord de la Méditerranée et que des appels à manifester évoquent le mouvement des « gilets jaunes ». En Conseil des ministres, le président Emmanuel Macron a réclamé la « totale mobilisation » du gouvernement sur « l’approvisionnement » et la « maîtrise des prix ».
La porte-parole Maud Bregeon a précisé que l’exécutif travaille sur des assouplissements réglementaires européens pour les raffineries et ne ferme « pas la porte à de nouveaux dispositifs », alors que 10 % des stations connaissent des pénuries sur « au moins un carburant », l'« immense majorité » appartenant au réseau TotalEnergies.
Pression budgétaire
Ces dépenses d’urgence alourdissent la préparation de la loi de finances pour 2027, sur fond de fort déficit et de hausse des taux d’intérêt. Sébastien Lecornu a ainsi réclamé à son équipe un effort budgétaire accru pour 2027, avant un séminaire gouvernemental prévu jeudi à Matignon.
Sur le plan politique, Edouard Philippe a prôné un « doublement » des aides financé par « des économies sur les dépenses de l’État ». Selon une enquête Elabe pour BFMTV, 70 % des Français craignent une perte de pouvoir d’achat, et 36 % accordent leur confiance à Marine Le Pen sur le sujet, devant Bruno Retailleau (23 %) et Édouard Philippe (22 %).