Proxénétisme et fusillade à Toulouse : deux hommes arrêtés, une arme et une vidéo compromettante retrouvées
l'essentiel Deux hommes de 22 ans ont été arrêtés samedi 15 août à Toulouse pour proxénétisme aggravé et séquestration, après une intervention de la police dans un Airbnb du quartier Saint-Michel. L'enquête a révélé leur implication présumée dans une fusillade à Empalot, grâce à une vidéo compromettante. Une adolescente de 16 ans a été rendue à sa famille.
Elles s’imaginaient très bien continuer leur vie de travailleuses du sexe sans "julots casse-croûte" dans les pattes. "L’une est une mineure de 16 ans, en fugue, l'autre, de 13 ans", relève un connaisseur du dossier. C'est donc avec un certain soulagement que ces deux femmes ont vu débouler la brigade anticriminalité, dans leur appartement loué via la plateforme Airbnb, quartier Saint-Michel, à Toulouse.
Cocaïne, héroïne et arme de poing
Lors de leur intervention, les policiers interpellent deux hommes âgés de 22 ans. "L'un était sorti de prison il y a un mois à peine". Les forces de l'ordre mettent la main sur de la drogue (résine, cocaïne), notamment 200 g d'héroïne, ainsi que près de 5 000 euros en liquide. Le fruit de la vente de stups ou le produit des passes effectuées par les femmes ? Sans doute un peu des deux.
C'est pour proxénétisme aggravé et séquestration que les deux individus ont été placés en garde à vue, samedi 15 août, au commissariat central. Au vu de leur profil, l'enquête a été confiée aux policiers de la DCT (Division de la criminalité territoriale). Car au-delà de jouer les macs en imposant leur présence et en prêtant leur téléphone aux filles pour rabattre le client, une découverte effectuée dans le Airbnb a fait basculer l'affaire dans une autre dimension.
Lié à une fusillade à Empalot
Lors de la perquisition, les policiers ont découvert un pistolet de calibre 9 mm. Il restait, semble-t-il, deux cartouches dans le chargeur. Or, la balistique a confirmé que cette arme de poing avait été utilisée... la veille dans une cité de la Ville rose.
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Dans la nuit de vendredi à samedi, vers 4 heures du matin, une demi-douzaine de coups de feu ont été tirés sur la façade d'une habitation située quartier Empalot. Six douilles de 7,65 mm ont été collectées par les spécialistes de l'identité judiciaire. Outre le lien balistique entre les proxénètes présumés et cette arme, un détail vient corroborer l'implication d'au moins l'un des deux dans cette fusillade.
Vidéo compromettante
"Sur son téléphone, on a trouvé une vidéo tournée par ses soins alors qu'il vidait son chargeur sur la façade du fameux immeuble d'Empalot", jubile un connaisseur de l'affaire. Une preuve en béton armé qui ne supporte guère les dénégations, même celles opposées avec molesse ou par habitude.
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À l’issue de leur garde à vue, les deux hommes devaient être déférés devant la justice, lundi, en fin de journée, à tout le moins pour « proxénétisme aggravé et séquestration ». Finalement, les faits relevant de la criminalité organisée, leur garde à vue a été prolongée.
L’enquête sur les tirs d’Empalot avait été ouverte du chef de tentative d’homicide. Sera-t-elle requalifiée en simples violences avec arme ? Le dossier sera-t-il confié à un juge d’instruction pour approfondir les investigations ? Pour l’heure, les investigations se poursuivent. L’adolescente de 16 ans en fugue, elle, a été rendue à sa famille.