Réactions. Mort de François Patriat : « Je perds un ami cher », réagit Emmanuel Macron
Le sénateur François Patriat est décédé ce mercredi 19 août au CHU de Dijon selon nos informations. Il y était hospitalisé depuis le 17 juillet, à la suite d'un accident de vélo. Il était âgé de 83 ans.
Vétérinaire de formation, il s'était engagé en 1974 au sein du Parti socialiste. Depuis ses débuts en tant que conseiller général (1976) jusqu'aux plus hautes sphères du pouvoir macroniste, celui qui était un très proche du président Emmanuel Macron a ensuite enchaîné les postes et les responsabilités.
« La République perd aujourd'hui l'un de ses serviteurs les plus fidèles »
Aujourd'hui, ils sont nombreux au sein de la classe politique à lui rendre hommage. En premier lieu le président de la République, Emmanuel Macron : « La Côte-d'Or et la Bourgogne perdent l'un de leurs plus fidèles serviteurs. La République, l'un de ses plus infatigables artisans. Pour ma part, je perds un ami cher. »
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Gabriel Attal, lui aussi, a tenu à s'exprimer sur son compte X : « La République perd aujourd'hui l'un de ses serviteurs les plus fidèles, et la Bourgogne, l'un de ses enfants les plus engagés. » Le député du groupe Ensemble pour la République parle d'un homme qui « a dédié sa vie à l'intérêt général, défendant ses convictions sans renoncer à sa liberté et son franc parler ».
« Si j'arrête la politique, je meurs »
« Cela faisait plusieurs jours qu'il était mal en point, j'avais espoir mais il y a eu des complications. Il est parti aujourd'hui, entouré de ses proches », réagit, émue, Fadila Khattabi, ancienne députée et ministre macroniste.
Fadila Khattabi, ministre déléguée en charge des Personnes handicapées, lors ed sa première visite ministérielle, vendredi 28 juillet 2023, à l'ESAT Acodège de Marsannay-la-Côte. À ses côtés, François Patriat (gauche). Photo archives Bertrand Lhote
« J'ai commencé ma carrière politique à ses côtés, il m'a fait confiance. C'est une page qui se tourne. François Patriat était quelqu'un de très apprécié, très humain, engagé et loyal. On avait fait une campagne extraordinaire en 2017 pour l'élection du président Macron. Ce qui est incroyable, c'est qu'il avait très peur de la mort et qu'il disait toujours : “Si j'arrête la politique, je meurs”. C'était très dur pour lui d'arrêter, mais il avait pris sa décision il y a quelques mois. Et aujourd'hui, il est décédé, c'est terrible. C'était un passionné de politique, de vélo et de chasse, toujours dynamique, sportif. Il est parti en faisant ce qu'il aimait. »
« Il est des parcours politiques qui dépassent les clivages et les appartenances partisanes. Celui de François Patriat est de ceux-là », assure, dans un communiqué, le président du Conseil départemental François Sauvadet, qui avait fait face à François Patrait lors des élections régionales de 2010. « Ce que je retiens surtout, c’est son attachement profond à la Bourgogne (...) Au-delà des engagements, des combats et des désaccords parfois, je perds d’abord un ami. Nous partagions les mêmes routes, les mêmes cabanes de chasse, les mêmes fermes et le même amour du territoire », poursuit-il.
Photo archives LBP
« Aujourd’hui, un chêne est tombé »
De l'autre côté de l'échiquier politique, on salue également le parcours et l'engagement de François Patriat. « Il aura consacré à la France, et plus particulièrement à la Côte-d’Or, à ses villages et à ses paysages qu’il aura parcourus et aimés jusqu’à son dernier jour, toute son énergie et toute sa personne. C’est un choix exigeant qu’il aura assumé jusqu’au bout, avec constance, conviction et fidélité à ses engagements. Aujourd’hui, un chêne est tombé. », écrit, dans un communiqué, Alain Houpert, sénateur Les Républicains de la Côte-d'Or.