Le parti d'extrême droite AfD est en forte progression dans des régions d'Allemagne, selon des estimations de l'audiovisuel public allemand, ce dimanche. Le chancelier évoque un "désastre" pour son parti, la CDU.

Le parti d'extrême droite AfD est en forte progression, ce dimanche 20 septembre, lors d'élections régionales à Berlin et dans la région du nord-est de Mecklembourg-Poméranie occidentale, selon des estimations l'audiovisuel public allemand.

Dans le Mecklembourg, l'AfD est avec 38% (contre 16,7% en 2021), devant les sociaux-démocrates du SPD autour de 35%. Les deux partis étaient au coude-à-coude dans les derniers sondages.

L'AfD l'a finalement emporté, faisant plus que doubler son score de 2021, mais la SPD devrait conserver le contrôle de l'exécutif régional en s'alliant avec d'autres partis de gauche en raison du "pare-feu", c'est-à-dire le consensus au sein de la classe politique de ne pas s'allier avec l'AfD.

La CDU de Friedrich Merz n'a remporté qu'environ 5% des votes, juste assez pour rester au Parlement régional.

Friedrich Merz évoque un "désastre"

À Berlin, la liste conduite par la candidate de la gauche radicale Die Linke, Elif Eralp, arrive en tête (25% environ) devançant la CDU du chancelier (20%), et pourra lui ravir la mairie si elle s'entend, là aussi, avec d'autres partis de gauche.

L'AfD signe cependant un très bon score dans la capitale, réputée ouverte et tolérante, avec environ 15%, selon les estimations des chaînes allemandes, un bond par rapport aux 9% enregistrés en 2023.

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Reconnaissant en particulier un "désastre" pour son parti au Mecklembourg, Friedrich Merz a pris la parole dès dimanche soir, chose exceptionnelle s'agissant de scrutins régionaux, pour souligner sa volonté de poursuivre sa mission malgré une impopularité record et ces revers.

Des lenteurs dans les prises de décisions

"Je prends cette responsabilité parce que je veux faire avancer notre pays", a-t-il dit, admettant que la "confiance dans les institutions de notre pays diminue" et estimant qu'elle était "activement sapée par des partis radicaux de gauche comme de droite".

Il a promis de continuer d'agir en tant "que président de la CDU et, avant tout, en tant que chancelier".

Les seize mois de Friedrich Merz à la chancellerie ont été marqués par la lenteur de la prise de décisions, notamment du fait de disputes à répétition entre conservateurs et sociaux-démocrates, donnant l'impression qu'il ne contrôlait pas sa fragile majorité.

Le chancelier, dont l'impopularité est historiquement haute, était déjà fragilisé par le coup de tonnerre du 6 septembre, lorsque le parti antimigrants et prorusse Alternative pour l'Allemagne (AfD) a infligé une lourde défaite à la CDU.

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