Remaniée, l'Asvel craque à Madrid en fin de match

Tony Parker, coach et président de l’Asvel. (Photo by Alex MARTIN / AFP)
L'Asvel, privée de trois joueurs majeurs, a cependant donné du fil à retordre au Real à Madrid avant de craquer en fin de match (111-92), jeudi lors de la 6e journée d'Euroligue.
Le pari de Tony Parker de laisser au repos les anciens Patty Mills et Jae Crowder, ainsi que Tremont Waters, pour ce deuxième volet d'une semaine à trois matches entamée par une défaite cruelle au buzzer contre l'Etoile Rouge Belgrade (84-82), n'est pas passé si loin de s'avérer gagnant.
"Globalement, je suis très fier de mon équipe ce soir, ils ont fait un bon match, on s'est bien battu. On les a fait douter" a déclaré à l'AFP Parker. Sans leurs deux meneurs, et malgré 16 longueurs de retard juste après la mi-temps (64-48), les Villeurbannais (2 victoires pour 4 défaites) sont revenus à hauteur en fin de troisième quart-temps (71-71), grâce à un ajustement en défense qui a contenu le Real à seulement 16 points dans cette période.
Et à la justesse en attaque de Tyty Washington (17 pts et 6 passes décisives) ou encore Hugo Besson (16 pts), qui découvrent l'Euroligue cette saison. Mais la fin de troisième quart-temps a été moins maîtrisée, avec un 6-0 encaissé, dont quatre points d'affilée du meneur international français Théo Maledon, tout proche du double-double (16 pts et 9 passes décisives), et une claquette au buzzer évitable de Jaime Pradilla.
Et les Madrilènes ont pris le large dès le début du quatrième quart-temps, notamment en retrouvant leur adresse à longue distance (19/45 au final), leur meneur Andres Feliz en tête, auteur de son record de points en Euroligue (26 pts à 8/11 à 3 pts). "(Dans le quatrième quart-temps) Feliz met des gros tirs et Théo Maledon a été très bon aussi. Il a été agressif et a bien choisi ses moments pour attaquer nos défenseurs les plus faibles" a souligné Parker.
Les Madrilènes ont ensuite déroulé, donnant au score une ampleur trompeuse.