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Internat, salles de classe, installations médicales et infrastructures dernier cri : Rennes vient de transformer sa célèbre fabrique à internationaux.

Le Stade Rennais vient de franchir une nouvelle étape dans le développement de sa formation. Financée par François Pinault, la modernisation de son centre d’entraînement a nécessité un investissement de 40 millions d’euros. L’objectif est clair : consolider la réputation de la « fabrique à Bleus » rennaise et offrir aux jeunes talents suffisamment de garanties pour les convaincre de rester.

Un centre entièrement pensé pour la formation

Le site de la Piverdière est passé de 11,4 à 15 hectares et propose désormais près de 9 000 m² de bâtiments. Les 110 joueurs, des moins de 14 ans à l’équipe réserve, disposent notamment d’un internat de 43 couchages répartis dans 25 chambres, de onze salles de classe et d’espaces consacrés à la musculation, aux soins et à la récupération.

Cette transformation fait disparaître une contrainte étonnante. Les jeunes Rennais, auparavant logés près du stade, devaient parcourir entre 25 et 30 kilomètres à pied chaque semaine pour rejoindre la Piverdière en longeant la Vilaine. Ils sont désormais hébergés sur place et peuvent évoluer à proximité immédiate des professionnels, également installés dans leurs nouveaux locaux depuis février 2025.

Rennes veut redevenir incontournable auprès des familles

Au-delà du confort, Rennes espère disposer d’un argument décisif au moment de recruter les meilleurs adolescents. Dans un marché où les grands clubs français et européens approchent les talents toujours plus tôt, la qualité des installations peut convaincre les joueurs comme leurs parents. Le cas de Kader Meïté, déjà convoité par Manchester United à seulement 18 ans, illustre cette concurrence devenue très précoce.

Le club breton veut également mieux accompagner ceux qui rêvent d’imiter Ousmane Dembélé, Jérémy Jacquet, pur produit du centre devenu une vente record pour Rennes, Andy Diouf ou Lucas Da Cunha. Cet investissement colossal doit donc permettre à Rennes de continuer à former des internationaux, mais surtout d’éviter que ses prochains cracks ne soient séduits trop rapidement par des concurrents mieux équipés.