Par Mathieu Jaborska

30 septembre 2026

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Retour vers le futur III : pourquoi il faut revoir le moins bon film de la trilogie

© Universal Pictures

En 2026, la nostalgie est partout, et surtout au cinéma. Mais dès 1990, un grand réalisateur convertissait déjà une franchise au fan-service passionné.

NB : Cet article a été mis à jour à l'occasion de la diffusion de Retour vers le Futur III sur TF1 Séries Films, ce 30 septembre 2026.

Dans les années 2020, la nostalgie est le point névralgique de la pop culture, et le culte de la référence est devenu religion. Mais il serait un peu hâtif de voir cette tendance comme le mal de la décennie, car la citation a toujours été au cœur du cinéma américain. L'avènement des franchises a parfois tenté d'occulter cette manie, mais ça n'a pas pour autant empêché les cinéastes hollywoodiens d'étaler plus ou moins subtilement leurs influences.

Retour vers le futur III est un cas d'école. Après deux longs-métrages ayant façonné une franchise culte, Robert Zemeckis s'est amusé à faire ce qu'il voulait, c'est-à-dire composer une ode de fanboy à son genre préféré : le western. Résultat : cet opus est peut-être le film le moins apprécié de la trilogie. Mais il n'en reste pas moins un sacré morceau de cinéma populaire.

Retour vers le futur III : photo, Christopher Lloyd
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Il est amusant de constater que la plupart des amateurs de cinéma populaire américain considèrent Retour vers le futur comme une trilogie plutôt que comme un film et ses suites. Une perception de la saga de Robert Zemeckis qui tient à plusieurs facteurs. D’une part, les trois opus multiplient les runnings gags, les correspondances et les références temporelles. D’autre part, le refus catégorique du cinéaste et de son équipe de doter la franchise d’une suite, d’autant plus ironique que sa productrice Kathleen Kennedy a supervisé la descente aux enfers made in Disney de Star Wars, donne l’impression d’une saga intouchable, se suffisant à elle-même et surtout pensée dès le début comme une trilogie.

Pourtant, lorsque le producteur Bob Gale a cette idée d’une génération visitant la précédente (avec ce que cela implique d’inceste détourné), il ne réfléchit pas une seule seconde à la postérité de son œuvre. Retour vers le futur est pensé comme une comédie légère unique, dont aucun studio ne veut, d’ailleurs. Finalement, il se paye une sortie en 1985, avec un budget de moins de 20 millions de dollars.

Retour vers le futur : photo, Christopher Lloyd
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