"S'il fait 36 degrés à 14 heures, sur certaines routes, il n'y a pas une voiture..." : face aux fortes chaleurs, cette course insolite en auto-stop a failli être annulée, les bénévoles redoublent de vigilance
l'essentiel La course d’aventure Lot Express s’élance ce samedi 11 juillet, malgré la canicule. Dix binômes sont prêts à parcourir 500 km en auto-stop à travers le Lot pendant quatre jours, entre défis, baignades et vigilance accrue face à la chaleur. Pourtant, la 9e édition a bien failli être annulée. On fait le point.
Il est 8 heures, sur les hauteurs du mont Saint-Cyr, à Cahors (Lot), et l'effervescence est montée d'un cran ce samedi 11 juillet. Sacs sur le dos, pouce prêt à se lever et sourire aux lèvres, les dix binômes du Lot Express, cette course pas comme les autres, se sont élancés pour quatre jours d'aventure à travers le département. Pour la journée, direction Villesèque, puis Gourdon avant de remonter vers Rocamadour. Leur mission ? Parcourir environ 500 km en auto-stop, relever des défis sportifs, résoudre des énigmes et faire preuve d'ingéniosité pour convaincre les automobilistes de les embarquer.
Pourtant, la 9e édition du Lot Express a bien failli être annulée au dernier moment. Mais pour les férus de cette aventure hors du commun, pas question de laisser le thermomètre changer leurs plans. "Les candidats ne sont pas du tout inquiets, sourit Élena Gonzales, présidente de l'association organisatrice, Course en Pouce. Nous, on s'est réellement questionnés. On s'est dit que ce n'était peut-être pas possible. On connaît les réalités du Lot, c'est-à-dire que s'il fait 36 degrés à 14 heures, sur certaines routes, il n'y a pas une voiture...". Les bénévoles ont donc pensé à tout afin de pallier les aléas que les binômes pourraient rencontrer au fil des jours.
"On fait à peu près le tour des lacs et des points d'eau du département..."
"Initialement, on avait repris à peu près le même format de course que l'année dernière. On a ajusté. Par exemple, le point de vue de Gourdon est assez exposé au soleil, donc on a changé. On fait à peu près le tour des lacs et des points d'eau du département pour assurer aux candidats de pouvoir se rafraîchir", indique Élena Gonzales. Si l'activité n'est pas directement liée à un point d'eau, les bénévoles se sont assurés que les participants puissent se baigner juste après, quitte à modifier le parcours et écarter certains villages. La présidente reprend : "On a enlevé la commune d'Aynac, prévue dimanche par exemple. On a favorisé les communes partenaires, même s'il fallait trouver des endroits un peu plus ombragés !"
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Mais l'essence de la course reste l'auto-stop et les rencontres. Là aussi, l'équipe a tout anticipé. "Dans les voitures, c'est un peu plus respirable. Notre crainte, c'est surtout qu'ils restent assez longtemps sur le bord de la route à faire du stop et que, là, le risque soit important, notamment des malaises ou des insolations", souligne-t-elle. Des possibilités de rapatriement sont donc envisagées à chacune des étapes avec d'importants ravitaillements en eau. "Les candidats ont leur sac à dos pendant les quatre jours de course. Peut-être que sur le jour où il fera le plus chaud, dimanche, on va leur garder les sacs pour alléger un peu le poids", reprend Élena Gonzales avant d'ajouter, laissant s'esquisser un rire discret : "On tâtonne un peu !"
"C'est une version un peu spéciale et on va naviguer à vue !"
Autre changement : l'heure de départ. La course a débuté à 8 heures ce matin, mais les prochains jours, le départ pourrait être donné encore plus tôt. "On s'est aussi dit qu'à un moment, si entre 14 heures et 17 heures, il fait 40 degrés, on peut faire une pause dans un plan d'eau pendant trois heures, puis continuer la course en fin de journée, quand les températures commencent à redescendre", ajoute la bénévole, qui a également choisi des campings proches d'un point d'eau ou équipés d'une piscine.
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Le maître mot de la 9e édition de cette course particulière reste donc la vigilance, notamment face au risque d'incendies. "On va faire un peu la chasse aussi aux fumeurs et on a prévu des cendriers", sourit Élena Gonzales avant de poursuivre : "Les candidats ont été informés : c'est une version un peu spéciale et on va naviguer à vue !" Des adaptations qui ne semblent pas inquiéter les dix binômes du Lot Express. La présidente conclut : "Même si ça reste une course, on a mis l'accent sur le fait qu'ils peuvent couper les chronos, prendre le temps de se poser à chaque étape..." Après quatre jours de découverte intensive, reste à savoir si la canicule aura eu raison des aventuriers.