Samuel Petit : "Contre Mons, nous avons eu plus de maîtrise que lorsque nous avons battu Virton 6-2 l'an passé"
Samuel Petit, dans quel état d'esprit abordez-vous ce match historique qui emmènera votre équipe à Beveren vendredi ?
On ne va pas là-bas en excursion en tout cas ! Même si nos chances sont très réduites, on veut jouer le coup à fond. Le scénario dépendra peut-être de la façon dont notre adversaire abordera la rencontre ou d'un éventuel tournant comme une carte rouge. Lommel vient de mettre fin à la longue série d'invincibilité des Beverenois à domicile (NDLR: 530 jours sans perdre au Freethiel), alors sait-on jamais… Comme je l'ai dit aux joueurs, sortir une bonne prestation là-bas, c'est peut-être la meilleure façon d'évacuer les frustrations ressenties depuis le début de saison.
En parlant de cela, on imagine qu'il y en a eu beaucoup après le partage contre Mons ?
Il y en a eu à quelques reprises depuis le début de saison, mais là, c'était la cerise sur le gâteau. Car on a joué un vrai bon match, surtout en première période, et cette égalisation a fait très mal. On doit faire 3-0 avant cela, on a les occasions pour.
Un point par match
L'enseignement principal, c'est que le contenu est encourageant ?
Non, c'est que nous sommes plongés en pleine bataille pour le maintien. Et ce qu'on a vécu ce dimanche, c'est typiquement ce qui arrive aux équipes mal embarquées.
À cause d'une certaine fragilité mentale ?
Peut-être, oui. Parce que Mons ne nous a jamais vraiment mis sous pression. Ce match-là, je suis convaincu que l'an passé, on le gagne facilement. Mais il faut accepter le résultat et repartir de l'avant en songeant avant tout au maintien. Tant qu'on n'arrivera pas à une moyenne d'un point par match, on sera en grand danger (NDLR: 6 pts en 8 rencontres jusqu'ici).
Cette position d'avant-dernier, cela doit être une totale surprise, non ?
Il faut reconnaître que la saison passée, le ballon a plusieurs fois tourné pour nous. Je savais que cette deuxième saison, celle de la confirmation, serait plus difficile. Déjà parce que nous allions être plus attendus. Retourner aux play-off s'annonçait compliqué, mais j'avoue que je ne m'attendais pas à être si loin au classement.
" En matière d'intensité, de qualité, c'est encore mieux que l'an passé. Et la concurrence est plus vive. Maintenant, on sait ce qui nous manque…"
Un succès en huit matches, vous n'avez pas dû connaître beaucoup de séries semblables depuis votre arrivée à Habay ?
Je n'en ai pas souvenir en tout cas.
"Je n'ai pas besoin d'être rassuré quand je vois nos entraînements"
Malgré tout, il y a des constats qui rassurent, non ?
Oui, bien sûr. On a vu que les gars, malgré le contexte difficile, étaient capables de se libérer, de bien jouer. Mais d'un autre côté, je n'ai pas besoin d'être rassuré quand je vois ce qu'ils produisent à l'entraînement. En matière d'intensité, de qualité, c'est encore mieux que l'an passé. Et la concurrence est plus vive. Maintenant, on sait ce qui nous manque…
"Yanis Azouazi, s'il était aussi à l'aise en match qu'à l'entraînement, je ne devrais même pas me demander s'il doit être titulaire ou pas."
Vous parlez du rendement offensif ?
Dylan De Belder (NDLR: l'avant-centre montois) en parlait encore avec Raphaël Lecomte après la partie: la saison passée, il avait été impressionné par notre duo Mazure – Thomas. On marquait facilement. Vous savez, il y a des matches qu'on a gagnés nettement, le 6-2 contre Virton par exemple, sans avoir la maîtrise qu'on a affichée contre Mons dimanche.
Quand on voit la prestation d'Azouazi, cela témoigne de progrès offensifs, non ?
Yanis Azouazi, je le lui répète depuis qu'il est arrivé: s'il était aussi à l'aise en match qu'à l'entraînement, je ne devrais même pas me demander s'il doit être titulaire ou pas. Vous venez le voir en semaine et vous ne comprendrez pas pourquoi il n'est pas plus en vue le dimanche. Contre Mons, il a peut-être franchi un palier et il faut maintenant qu'il soit plus régulier. Mais ce n'est pas un numéro 9 pour autant.
Une dernière question au sujet de votre équipe B, néo-promue en D3: comment analysez-vous cette claque qu'elle a reçue à Elsaute après une fort bonne entame de championnat ?
Cela ne nous inquiète pas trop. D'abord parce que je pense qu'Elsaute a toutes les apparences d'un candidat aux lauriers. Et puis, notre équipe était privée de Jean-Elly Fanoux, puisque celui-ci a été retenu en A, et de Jean-Francis Daux dès lors qu'il avait oublié sa carte d'identité… Résister à un gros calibre de la série sans les deux titulaires de la défense centrale n'avait rien d'une sinécure. Enfin, je crois qu'un tel résultat peut aussi servir à faire grandir nos jeunes, les empêcher de planer un peu. Comme on le dit dans ces cas-là, il vaut mieux prendre une fois 4-0 que quatre fois 1-0.
Vite dit
Environ 150 habaysiens Deux cars complets et d'autres supporters en voiture : environ 150 fans habaysiens devraient être présents au Freethiel vendredi. Le car des joueurs quittera Habay à 13 h 15. Ceux-ci prendront une collation au Vandervalk de Beveren avant d'écouter la théorie de leur coach. Bartholomé, suspendu, et Lalbertier, blessé, devraient être les seuls absents.
Onhaye – Habay le 11 novembre Le match de championnat Onhaye – Habay, initialement prévu ce prochain week-end et reporté à cause de la Coupe de Belgique, se jouera le mercredi 11 novembre, à 14 h 30. Les deux formations seniores habaysiennes seront donc à pied d'œuvre ce jour-là puisque l'équipe B se produira à Waremme au même moment.
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