Santé. Chikungunya, dengue… le sud de la France confronté à de nouveaux cas
De nouveaux cas autochtones de chikungunya, de dengue et de fièvre du Nil occidental ont été recensés dans le sud de la France. Les autorités sanitaires appellent à la vigilance face à la progression de ces maladies transmises aux humains par des moustiques.
La rédaction avec AFP -
Aujourd’hui à 19:37 | mis à jour aujourd’hui à 20:36
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Plusieurs nouveaux cas de contamination locale de chikungunya, de dengue et de virus du Nil occidental ont été identifiés ces derniers jours dans le sud de l’Hexagone, indique Santé publique France. Depuis le précédent bulletin hebdomadaire, « deux nouveaux épisodes de transmission de chikungunya ont été identifiés en Occitanie », rapporte l’agence sanitaire. Ce virus se transmet d’un humain à l’autre par l’intermédiaire de piqûres de moustiques tigres, provoquant de la fièvre et des douleurs articulaires. Au total, au 3 août, Santé publique France recense cinq épisodes de transmission autochtone de maladies transmises par les moustiques tigres : trois de chikungunya, totalisant sept cas (d’un à cinq cas par épisode), dans le Tarn (Occitanie) et en Gironde (Nouvelle-Aquitaine), et deux de dengue (un cas par épisode), dans le Tarn et l’Hérault (Occitanie).
La première détection d’une contamination locale au chikungunya en France hexagonale a été annoncée il y a une semaine. Jusque-là, les cas recensés étaient importés et concernaient des personnes ayant voyagé dans des régions du monde où ces virus circulent de manière endémique. Mais, conjugués à la mondialisation et à l’urbanisation, les effets du réchauffement climatique ont facilité l’implantation du moustique tigre dans des régions où il était absent il y a encore quelques décennies. Autrefois circonscrit aux régions tropicales et subtropicales, il est désormais implanté dans 83 départements de France métropolitaine. Sa période d’activité s’étend désormais de mai à novembre.
Des complications parfois mortelles
Autre maladie sous surveillance renforcée : la fièvre West Nile, ou fièvre du Nil occidental, transmise par le moustique Culex via un oiseau infecté. Deux nouveaux cas autochtones ont été détectés dans les Bouches-du-Rhône, portant le total des contaminations locales à quatre cas : un dans les Pyrénées-Orientales (Occitanie) et trois dans les Bouches-du-Rhône. Si l’infection est généralement asymptomatique, elle provoque un syndrome grippal dans environ un cinquième des cas. Dans moins de 1 % des cas, elle peut entraîner de graves complications, parfois mortelles.
Fin mai, le ministère de la Santé a adressé aux professionnels de santé un « appel à une vigilance renforcée » concernant ces arboviroses dans l’Hexagone, dans un message urgent émis par la Direction générale de la santé. En 2025, plus de 800 cas autochtones de chikungunya et 29 cas autochtones de dengue avaient été recensés en France hexagonale, ainsi que 62 cas autochtones de fièvre West Nile, dans 17 départements métropolitains, avec des cas en Île-de-France et en Normandie pour la première fois.