Sept personnes, dont un enfant, tuées par des tirs israéliens à Gaza

Des habitants et des secouristes se frayent un chemin dans une rue étroite jonchée de décombres provenant de bâtiments endommagés, à la suite d'une frappe dans le quartier de Sabra, à Gaza, dans la bande de Gaza, le 8 octobre 2026. - aiz Qreqa / Middle East Images
L'armée israélienne a assuré que trois des victimes tuées par les tirs étaient des "agents militaires au sein d'organisations terroristes".
Les services de secours de la défense civile de Gaza ont annoncé la mort de sept personnes dans des frappes israéliennes distinctes, ce jeudi 8 octobre, l'armée israélienne assurant que trois des victimes étaient des "agents militaires".
Deux personnes ont été tuées dans une frappe de drone contre une voiture, et une autre dans une attaque de drone contre une tente dans un campement de déplacés, selon les services de secours et l'hôpital al-Chifa. L'armée israélienne a déclaré à l'AFP que les trois personnes visées étaient des "agents militaires au sein d'organisations terroristes".
Par ailleurs, "deux personnes, une femme et un enfant, ont été tuées et d'autres ont été blessées lorsque des avions israéliens ont bombardé un immeuble résidentiel" dans la ville de Gaza, a indiqué la défense civile, qui a ajouté qu'"une personne a été tuée par des tirs israéliens au sud-est de Deir al-Balah, dans le centre de Gaza".
Attaques depuis l'intérieur d'un hôpital
Une femme a également été tuée par des tirs d'artillerie dans la ville de Gaza, ont rapporté des responsables de la santé. Contactée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué qu'elle vérifiait les informations concernant ces quatre victimes.
Le Hamas a démenti jeudi les accusations israéliennes selon lesquelles il utiliserait les hôpitaux de Gaza à des fins militaires, après que l'armée eut affirmé mercredi que des combattants avaient "lancé des attaques depuis l'intérieur de l'hôpital" Kamal Adwan au nord de Gaza. Le Hamas a qualifié ces accusations de prétexte "criminel", dans un communiqué.

L'attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre 2023 a été la journée la plus meurtrière qu'ait connue Israël, avec la mort de 1.221 personnes. L'offensive israélienne en représailles a causé la mort de plus de 74.200 personnes dans la bande de Gaza, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.
Ces chiffres ne distinguent pas les combattants des civils. Depuis qu'un cessez-le-feu a été déclaré en octobre dernier, les forces israéliennes ont tué au moins 1.450 personnes à Gaza, selon le ministère. L'armée israélienne a annoncé la mort de cinq soldats et d'un entrepreneur civil sur la même période.
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