C’est l’histoire d’un dossier qui n’en finit plus. La Juventus veut Randal Kolo Muani. Elle le voulait déjà l’été dernier. Elle le veut encore aujourd’hui. Persévérante, la Vieille Dame — mais confrontée, à chaque fois, à la même intransigeance parisienne.

Retour de flamme à Turin.

Selon Sky Italia, la Juventus réfléchit à formuler une nouvelle offre dans les prochains jours pour l’attaquant français du Paris Saint-Germain. Un dossier de longue date, désormais, que les dirigeants bianconeri n’ont visiblement jamais totalement enterré. Preuve que l’international tricolore reste, à leurs yeux, une cible prioritaire.

Le problème ? Le PSG ne compte rien lâcher sans contrepartie à la hauteur. Le club de la capitale réclame 50 millions d’euros pour libérer son buteur, un montant que la Juve, aux finances contraintes, peine à débourser. Un bras de fer qui dure, et qui pourrait bien durer encore.

Kolo Muani, il faut le rappeler, avait été prêté à la Juventus lors de la seconde partie de saison passée. Un pari plutôt réussi sur le plan sportif, l’attaquant ayant su faire parler sa vitesse et son sens du but sous le maillot turinois. De quoi donner aux Bianconeri l’envie de le conserver définitivement.

Mais entre l’envie et les moyens, il y a parfois un gouffre. La Juventus, contrainte de composer avec un budget serré, cherche des solutions créatives pour boucler l’opération. Nouveau prêt avec option ? Paiement échelonné ? Toutes les pistes sont sur la table, mais Paris, lui, campe sur ses positions.

Pour le PSG, la situation n’a rien d’urgent. Le club détient un joueur sous contrat, pas question de le brader. Si un prétendant veut Kolo Muani, il devra y mettre le prix. Une posture ferme, assumée, qui traduit la nouvelle rigueur affichée par la direction parisienne sur les dossiers de départ.

L’attaquant, de son côté, semble apprécier l’idée d’un retour en Italie. Le championnat transalpin, tactique et exigeant, lui avait plutôt réussi. Retrouver un environnement où il se sentait bien, où on lui faisait confiance, aurait de quoi le séduire. Mais son avenir dépendra, avant tout, de l’issue des négociations.

Ce feuilleton, en réalité, illustre la difficulté du mercato estival. Des clubs qui se convoitent, des prix qui s’envolent, des ego qui s’affrontent. Kolo Muani, ballotté entre Paris et Turin, en est le symbole parfait. Un joueur au centre d’un bras de fer dont il n’est, finalement, que le spectateur.

Pour les supporters, l’attente se prolonge. Côté parisien, on aimerait bien récupérer une belle somme pour un joueur en marge. Côté turinois, on rêve de boucler enfin ce dossier qui traîne depuis trop longtemps. En voilà un feuilleton qui promet encore quelques épisodes.

Les dés ne sont pas jetés, loin de là. La Juventus va dégainer, le PSG va répondre, et la partie de poker menteur reprendra de plus belle. Le mercato, décidément, adore les histoires à rallonge.