International 07/08/2026 19:01 Actualisé le 07/08/2026 19:16

Quelques heures seulement après cette annonce, le président américain a demandé à la Cour suprême de se saisir de la décision de la cour d’appel du district de Columbia.

Donald Trump en mai 2026 sur le site de la salle de bal de la Maison Blanche, dont la construction a été bloquée par une cour d’appel fédérale ce vendredi 7 août.

Kevin Lamarque / REUTERS

Donald Trump en mai 2026 sur le site de la salle de bal de la Maison Blanche, dont la construction a été bloquée par une cour d’appel fédérale ce vendredi 7 août.

Coup dur pour Trump le bâtisseur. Une cour d’appel fédérale a bloqué ce vendredi 7 août la construction à la Maison Blanche de la monumentale salle de bal voulue par Donald Trump.

La juridiction a maintenu la suspension des travaux ordonnée en avril par un juge et indiqué que le gouvernement américain avait 14 jours pour solliciter éventuellement la Cour suprême.

Il n’aura fallu à Donald Trump que de quelques heures pour demander à la Cour suprême de se saisir de cette décision. « Nous allons immédiatement faire appel devant la Cour suprême des Etats-Unis. L’armée et le Secret Service (les policiers chargés de sa protection) considèrent cette décision horrible, motivée par des raisons politiques et illégale », a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.

Mais pourquoi le projet a été bloqué ?

La cour d’appel du district de Columbia a indiqué que ce blocage n’avait « rien à voir » avec la pertinence du projet lui-même, mais s’expliquait par le fait que le président américain avait lancé les travaux sans obtenir un feu vert du Congrès.

Le gouvernement n’a « pas l’autorité illimitée » de « redessiner, remodeler et reconstruire la Maison Blanche - la Maison du Peuple - pour répondre au désir personnel d’un président, » a indiqué la juridiction.

Une destruction au bulldozer

En octobre, le président républicain a fait détruire au bulldozer une aile entière de la Maison Blanche pour y construire cette salle de bal censée accueillir jusqu’à 1 000 personnes, pour des réceptions diverses et des dîners en l’honneur de dignitaires étrangers. Son budget prévisionnel, financé par des dons privés, est passé de 200 millions à 400 millions de dollars.

Il est contesté en justice par la National Trust for Historic Preservation (NTHP), une organisation à but non lucratif mandatée par le Congrès pour la préservation des bâtiments historiques. Donald Trump insiste, lui, sur le fait que ce bâtiment doit aussi permettre de renforcer la sécurité de la Maison Blanche et de Washington, en accueillant par exemple une plateforme de drones.