Plusieurs jeunes coureurs canadiens ont évolué, cette saison, dans des clubs wallons. Comme Edouard Moisan chez Pierre et Sol – OG Cycles ou William Banfield chez Sprint 2000 Charleroi, présents dans les courses pour juniors. Outre ces individualités qui ont traversé l'Atlantique pour enchaîner les courses en Belgique, il y a aussi des équipes qui font le déplacement. La sélection nationale, habituée à faire le voyage depuis de nombreuses années. Mais aussi des clubs. Comme la formation Ignite Juniors Cycling.

Pourquoi ? "J'exagère un peu, mais en quelques semaines en Belgique, on peut quasiment faire plus de courses que pendant un an au Canada…, s'amuse Luc Arseneau, directeur sportif de cette équipe Ignite après avoir longtemps été sélectionneur national canadien pour les juniors et les espoirs (il avait notamment remporté le toujours relevé Tour de Namur en 2017, avec William Elliot). Même si j'ai constaté qu'il y avait un peu moins d'épreuves qu'auparavant dans votre pays, il y en a bien plus que chez nous. Dans une zone très concentrée."

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Pour vous, faire 1h30 de voiture pour aller sur une compétition, cela peut paraître beaucoup, mais pour nous, cette durée ne représente … rien !

Ce phénomène de courses en diminution, avec des organisateurs vieillissants qui ne voient pas de relève arriver, est assez inquiétant en Belgique. Les jeunes coureurs doivent souvent faire beaucoup de route pour trouver une course. "Pour vous, faire 1h30 de voiture pour aller sur une compétition, cela peut paraître beaucoup, mais pour nous, cette durée ne représente… rien, poursuit Luc Arseneau. Au Canada, vu la grandeur du pays, la course la plus proche se trouve parfois à 7 heures de route. Il faut prévoir un hôtel… C'est donc intéressant de venir en Belgique faire un maximum de compétitions."

Les coureurs de l'équipe canadienne Ignite Junior Cycling lors d'un entraînement à la Citadelle de Namur.
Les coureurs de l'équipe canadienne Ignite Junior Cycling lors d'un entraînement à la Citadelle de Namur. ©DR

Et apprendre les courses à l'européenne, berceau du vélo. "C'est ce que je dis toujours à mes coureurs : si vous parvenez à maîtriser les kermesses belges, vous pouvez rouler partout ! ajoute Luc Arseneau. Même si ce sont des petites épreuves, des courses de clochers, il y a du niveau, ça roule fort, tu ne peux pas t'y cacher. Et tu apprends à courir sur ces routes étroites et sinueuses. Bien plus que sur nos larges routes ! Mais quand nous venons, nous ne faisons pas que des kermesses, nous prenons part aussi à des interclubs. Et nous allons aussi tester des courses en France, en Espagne… Les coureurs canadiens qui veulent progresser, évoluer, doivent venir courir en Europe."

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