Solides, en progrès mais encore perfectibles : pourquoi les joueurs de l’AS Monaco réalisent un si bon début de saison
Depuis son arrivée sur le Rocher, Filipe Luis a pris l’habitude de prôner la mesure dans ses prises de parole. D’inviter son groupe à consolider les bases tout en agrandissant le champ des possibles.
Pour le dire autrement : tout a bien commencé mais le vent peut vite tourner. Nommé sur le banc cet été, le Brésilien n’a pas connu le groupe de la saison passée mais il s’est infusé suffisamment de matchs pour savoir quels dangers éviter.
Mal chronique en Principauté, le relâchement est donc chassé et il est assez bluffant de voir à quel point l’ASM a pris sa saison par le bon bout. Avec un calendrier comme celui-là et des grosses équipes proposées d’entrée, comme samedi à Strasbourg (1-1), le début d’exercice promettait de livrer un certain nombre d’enseignements. Ça s’est confirmé.
Une animation encore perfectible
Au vu des erreurs passées et avec une lecture pessimiste de l’avenir, on pouvait s’attendre au pire et à une première crise de résultats à la trêve. Au lieu de ça, l’ASM est invaincue et compte dix points en Ligue 1, preuve que le coach tient la barre et que le groupe évolue comme il l’entend.
Au gré de ses différentes sorties, l’équipe a affiché plusieurs visages et une certaine forme d’évolution. Des matchs moyens rentabilisés (3-2 à Zabrze, 1-0 au Havre), un autre parfaitement contrôlé (2-0 contre Marseille) et deux derniers venus valoriser des valeurs qu’il sera précieux de savoir activer (2-1 à Paris, 1-1 à Strasbourg).
Samedi, comme dans la capitale une semaine auparavant, les Rouge et Blanc n’ont pas tout maîtrisé et ont longtemps été gênés pour s’exprimer. Trop loin les uns des autres et scolaires aux abords de la surface, Golovin et ses copains ont laissé entrevoir les axes à travailler. Rien d’anormal.
La concurrence comme moteur
D’autant que les réactions démontrées pour revenir dans le coup et la capacité à finir avec un gros tempo (surtout en Alsace) sont précieuses. Tout comme l’envie commune de travailler pour le collectif. « On a montré du caractère, a souligné Abline. On a tous envie de jouer donc on va se tirer vers le haut. » Peu à peu, l’ASM sort de nouvelles cartes de son jeu et pousse à s’interroger sur ce qu’elle sera capable de produire à long terme. Avec la confiance engrangée et le retour prévu de certains atouts, on est en droit de penser qu’il y a quelque chose de beau à réaliser.