Stade Toulousain - Bayonne : Antoine Dupont et Julien Marchand, deux guides dans le brouillard ! Ou quand les individualités viennent au secours du collectif
l'essentiel Alors qu’il a eu du mal à trouver la bonne carburation, le Stade Toulousain a pu compter sur Antoine Dupont et Julien Marchand pour se sortir du piège bayonnais, dimanche 11 octobre, à Ernest-Wallon (J6) : 45-34. Zoom.
La force du Stade Toulousain a toujours été son collectif. Seulement, quand celui-ci peine à trouver le bon tempo, le club "rouge et noir" a la chance de pouvoir compter sur ses individualités hors du commun. Et comme souvent quand il est sur le terrain, Antoine Dupont fait partie des phares qui permettent de retrouver le cap par leurs initiatives.
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C’est ainsi que le demi de mêlée n’a pas tardé à remettre les siens devant au score alors que les Bayonnais avaient pris les devants (10-5, 10). Après une tentative de ballon porté de ses avants, le capitaine stadiste, qui a conservé certains réflexes du VII, a pris quelques pas de recul pour mieux se laisser le temps d’agir. L’espace vide aperçu au cœur du jeu, il a alors passé la marche avant, déchirant le rideau défensif basque avant de résister au retour de Tom Spring (12-10, 11).
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Très actif mais également très surveillé au bord des rucks, il a beaucoup porté le ballon sans jamais retrouver l’ouverture malgré plusieurs tentatives.
Précieux sur une sortie de camp consécutive à un bon repli de Romain Ntamack après que le Stade s’est fait déchirer deux fois son rideau défensif (19), il a cru inscrire un doublé en se retrouvant au soutien à l’intérieur d’Ange Capuozzo mais n’a pas pu résister retour de la mobylette argentine Mateo Carreras (31). Et alors que la chienlit était bien installée, un instant lui a suffi pour remettre les siens à distance et revenir dans les clous du bonus offensif, d’un coup de pied rasant parfait pour Romain Ntamack sur une sortie de mêlée (38-27, 67). Un bon jeu au pied d’occupation (71) et un essai plein d’opportunisme (et de chance) plus tard (73), l’heure était venue de céder sa place à Paul Graou (74).
Deux grattages décisifs
Mais parmi les individualités stadistes, dans un tout autre registre, il y a également un certain Julien Marchand. En l’absence de Jack Willis, le Baroussais a eu toute la latitude de montrer à quel point il demeurait lui aussi un redoutable gratteur sur lequel compter dans les périodes creuses. Ce n’est d’ailleurs pas anodin si le staff haut-garonnais a retardé sa sortie, Thomas Lacombre ne faisant son entrée qu’à la 62e minute. Car en une heure de jeu, outre ses deux essais (25, 34) sur ballon porté, la véritable arme d’une soirée où la continuité dans le jeu n’était pas franchement au rendez-vous, il a rayonné par sa présence dans le combat, avec notamment deux pénalités précieuses récoltées sur des avancées bayonnaises (40+4, 43).
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De quoi clairement mettre les Toulousains sur le chemin d’un cinquième succès de rang, le troisième bonifié à la maison en autant de rencontres. Si le contenu reste à revoir, comptablement, tout va pour le mieux.