Sur l’interdiction des portables au lycée, le gouvernement maintient son calendrier
Emmanuel Macron a promulgué la loi amputée de son volet relatif à l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, censuré par le Conseil constitutionnel.
Par Clément Giuliano avec AFP

BERTRAND GUAY / AFP
Sur l’interdiction des portables au lycée, le gouvernement maintient son calendrier (photo d’illustration au lycée jean Mermoz à Paris en janvier 2026).
Du changement la semaine prochaine pour les élèves de seconde, première et terminale ? L’interdiction des téléphones portables dans les lycées « pourra être effective dès la rentrée », a annoncé ce lundi 24 août la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, à l’issue du conseil des ministres de rentrée.
Emmanuel Macron « a pris la décision de promulguer la loi » qui contient la mesure, malgré la censure par le Conseil constitutionnel de la disposition phare du texte, à savoir l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de quinze ans. Dès lors, « l’interdiction des portables dans les lycées pourra être effective dès la rentrée avec un cadre juridique stable, consolidé et législatif », a-t-elle fait valoir.
Reste à savoir comment, concrètement, la mesure sera misée. Déjà en vigueur au collège, l’interdiction du portable pour les élèves est loin d’être appliquée partout, comme le soulignent les syndicats d’enseignants.
La loi laisse la responsabilité aux établissements de fixer leur mode de fonctionnement via leur règlement intérieur, « en cohérence avec le projet d’école ou d’établissement ». Pour les lycées qui accueillent des BTS et des classes préparatoires, les étudiantes et étudiants pourront être soumis à des règles particulières.
En parallèle, le président de la République a demandé au Premier ministre Sébastien Lecornu de « réfléchir » à une nouvelle rédaction du texte sur les réseaux sociaux « qui prendrait en compte les remarques du Conseil constitutionnel », a poursuivi Maud Bregeon. « L’objectif du président de la République, c’est d’avoir un cadre stabilisé d’ici au printemps prochain pour protéger nos enfants et nos jeunes », a insisté la porte-parole.