L'actrice américaine a reçu un Deauville Icon Award, à l’occasion du 52e Festival du cinéma américain de Deauville. Elle exprime une profonde inquiétude sur l'impact environnemental de l'IA et sur la situation des Palestiniens.

Alors que de nombreuses personnalités du cinéma, comme George Clooney récemment, craignent les effets de l'intelligence artificielle sur l'industrie du cinéma, Susan Sarandon affirme que ce qui l'inquiète le plus, "c'est l'impact sur l'environnement, le manque d'eau, les sécheresses, la perte d'emploi à cause de l'IA". Selon l'actrice américaine, "au rythme où on avance avec l'IA, on doit plutôt s'inquiéter de si on va encore être sur Terre dans 30 ans".

"Si on est tous morts, personne ne regardera plus de films", assène Susan Sarandon, vendredi 11 septembre, au micro de France Inter, à l'occasion du Festival du cinéma américain de Deauville. "Je crois qu'on racontera toujours des histoires, encore une fois, dans les grottes, le feu, on faisait ça depuis l'aube de l'humanité", ironise-t-elle. "J'espère que mes petits-enfants auront de l'eau potable à boire, de la nourriture et un toit et on abîme tellement l'environnement, c'est vraiment ça qui me préoccupe plus que l'avenir de la filière du cinéma", ajoute-t-elle.

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L'actrice, célèbre notamment pour son rôle dans Thelma et Louise de Ridley Scott, reconnaît tout de même que le cinéma est "en péril" pour "beaucoup de raisons", notamment "le manque de financement". D'après elle, aux États-Unis, "c'est difficile de voir des films étrangers, y compris des films indépendants, sauf en streaming", car "toutes les petites salles indépendantes ont fermé".

Boycottée pour son soutien à la Palestine ?

En 2023, Susan Sarandon a été mise à la porte de son agence, UTA. En conférence de presse pour The Echo Chamber à la Mostra de Venise, elle a déclaré : "On m’a encore retiré des contrats pour des films récemment parce que certaines agences disent aux gens de ne pas m’embaucher." Elle attribue ce boycott à ses prises de position pour la Palestine. "Ma petite histoire n'est pas aussi intéressante que ce qui devrait vraiment attirer notre attention : toutes ces pertes de vie humaine et le fait qu'on n'essaie pas d'arrêter ce massacre, ce qui se passe au Liban et les tueries incessantes en Cisjordanie, le massacre d'enfants notamment aussi, pour moi, c'est ça qui est important, pas ma carrière", explique-t-elle sur France Inter.

L'actrice a reçu un Deauville Icon Award, jeudi soir, au Festival de Deauville. "Je crois qu'on appelle les gens des icônes une fois qu'ils ont dépassé un certain âge", s'amuse-t-elle. "Il faut juste survivre pendant assez longtemps pour pouvoir devenir une icône."