Tadej Pogacar après les huées reçues sur l'étape 10 du Tour de France : « Je m'inspire de Novak Djokovic »
Impérial après avoir placé son attaque à 15 kilomètres de l'arrivée, Tadej Pogacar a décroché une troisième victoire d'étape sur ce Tour, mardi au Lioran, tout en creusant encore un peu plus l'écart au classement général (3'36'' sur Jonas Vingegaard, 2e). Souriant et plutôt bavard en conférence de presse, le Maillot Jaune a pris le temps de répondre à une question sur les quelques huées qui l'ont accompagné ce mardi, expliquant gérer ces moments en pensant à son idole Novak Djokovic.
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« Vous avez dit dans votre interview télé après l'arrivée que certains supporters vous avaient hué. Pouvez-vous nous en parler un peu ?
Les huées c'est toujours comme ça même si, en cyclisme, ce n'est pas autant que dans le tennis ou au football. Il y a beaucoup plus de sifflets et de gens qui vont contre une équipe ou un joueur, parce que c'est différent. Au tennis, c'est un-contre-un et, bien sûr, les supporters sont répartis à 50-50. Dans notre cas, quand quelqu'un me hue, ou hue quelqu'un d'autre, ils huent tout le peloton, parce qu'on ne sait pas vraiment pour qui c'est, vous voyez, puisqu'on passe tous ensemble.
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Et je pense toujours au tennis, à Novak Djokovic, à la force mentale qu'il a. Parce que, oui, je pense qu'il a eu l'une des carrières les plus difficiles par rapport à ça, avec beaucoup de sifflets et parfois sans raison, alors qu'il est l'un des plus grands. Donc quand quelqu'un me hue, je pense à Novak Djokovic et je m'inspire de lui.
Mais je dois aussi dire qu'en cyclisme, il n'y a finalement pas tant de huées que ça. Il y a 99 % des gens qui encouragent tout le monde. On peut voir des familles où les enfants portent des maillots différents : l'un porte celui de Visma, l'autre celui de Groupama ou encore UAE. Ils ont leurs favoris, mais c'est dans la même famille, et c'est vraiment beau à voir. Je pense que les supporters de cyclisme sont les meilleurs parmi tous les sports, donc on doit être heureux et reconnaissants envers tous les fans. Et pour les supporters qui sifflent je pense qu'ils donnent juste encore plus d'énergie à mes équipiers (sourire).
« Je dois vraiment rester concentré, ne pas trop m'emballer et rester calme »
Vous avez pointé le logo du Tour de France sur votre maillot jaune. C'était pour quelle raison ?
Aujourd'hui aussi, c'était une journée de fête, une journée française, donc je voulais rendre hommage au maillot jaune et le montrer à la télévision. Dans le feu de l'action, j'ai pensé différemment mais je pense que c'était une belle célébration.
Votre avance de trois minutes trente est la plus importante que vous ayez jamais eue à ce stade d'un Tour de France. Que cela dit-il de vous et de la forme de vos concurrents ?
Je ne peux rien dire sur la forme de mes concurrents. Je peux seulement dire que la mienne est vraiment bonne. Je pense aussi que le Tour, jusqu'ici, s'est vraiment bien déroulé par rapport aux capacités de notre équipe et pour moi, avec Isaac (Del Toro) à mes côtés. Je pense que ça a été notre avantage pendant les dix premiers jours.
On verra quand les grandes montagnes arriveront, comme l'Alpe d'Huez (24 et 25 juillet) ou le Markstein (samedi), où ce seront vraiment des journées de pure ascension. J'espère que ma forme sera aussi bonne pour ce genre de journées, mais je pense que les concurrents seront eux aussi prêts pour les grandes montagnes. Je dois vraiment rester concentré, ne pas trop m'emballer et rester calme, parce que tout peut arriver en une journée. Un jour, on peut facilement perdre trente minutes, donc je dois continuer à faire ce que je fais, en équipe, et on verra comment la forme va évoluer pendant le Tour. »