• Publié hier à 23 h 41 UTC+8.

    Pierre Poilievre s’oppose à tout tarif

    De passage à Kitchener, en Ontario, pour une annonce en matière de traitement des dépendances aux drogues, le chef du Parti conservateur du Canada, Pierre Poilievre, n’a pas pu échapper aux questions sur les négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis.

    Est-il acceptable pour le Canada de permettre l’imposition de 25 % de tarifs sur l’acier et l’aluminium dans le cadre d’une entente commerciale avec les États-Unis, a demandé CBC News?

    Non, absolument pas, ce n’est pas acceptable d’avoir une entente qui applique des tarifs uniquement à nos secteurs [d’activité]. Je ne sais pas comment nos entreprises vont pouvoir faire concurrence aux entreprises qui ne paient pas les mêmes tarifs, a-t-il répondu.

    Je m’inquiète que cela va causer la désindustrialisation de notre pays, que les entreprises vont quitter le pays en masse – pour éviter de payer les tarifs – au sud de la frontière. Cela va nous coûter des emplois et l’autonomie de notre économie, a-t-il ajouté.

    Il a rappelé que le premier ministre Mark Carney avait dit qu’il obtiendrait un meilleur accord que celui qu’on avait, alors qu’aucun tarif n’était en vigueur, a souligné le leader conservateur. M. Carney a promis une bonne entente, sans tarifs, il doit livrer, a-t-il déclaré.

    • Publié hier à 23 h 36 UTC+8.

      Carney a parlé d’un accord qui apporterait « une plus grande certitude »

      Le premier ministre du Canada, Mark Carney, s'est entretenu avec le président des États-Unis, Donald Trump, mardi, ce qui a précédé une série de réunions de mise à jour.

      Le lendemain, M. Carney a présidé une réunion de son Conseil des ministres, suivie d’une rencontre avec les premiers ministres provinciaux et territoriaux pour discuter des détails de l’accord imminent.

      C’est lors de cette dernière réunion qu'il leur a demandé de réintroduire l'alcool américain sur les tablettes dans leur province.

      Nous nous dirigeons maintenant vers un accord [...] en garantissant les meilleures conditions dans chacun des secteurs stratégiques les plus importants pour le Canada et en apportant une plus grande certitude quant à nos futures relations commerciales, a écrit M. Carney, mercredi, sur ses réseaux sociaux.

      Entretien avec le Mexique

      Simultanément à cette impasse commerciale avec les États-Unis, Mark Carney a également discuté avec la présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, jeudi.

      Ils ont souligné l’importance de renouveler l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) dès que possible afin d’offrir une plus grande certitude aux entreprises et aux travailleurs de l’Amérique du Nord, a précisé un communiqué envoyé par le bureau du premier ministre.

      Au début de l'année, Ottawa a organisé une mission commerciale au Mexique, son troisième partenaire commercial en termes de marchandises, avec des échanges commerciaux bilatéraux atteignant 56 milliards de dollars.

      • Publié hier à 23 h 14 UTC+8.

        Flou entourant les concessions et les gains

        Bien que peu de détails aient été partagés quant au contenu de l'accord, certaines informations ont fuité au cours des dernières heures. CBC News a notamment rapporté que l’entente potentielle avec Washington prévoit une modification du mode d'attribution des permis d’importation des produits laitiers.

        Ce changement pourrait entraîner une hausse des importations américaines, ce qui préoccupe les producteurs laitiers du Québec.

        D'autres sources bien au fait du dossier ont aussi confié à CBC News que les tarifs pour l'acier et l'aluminium canadiens passeraient de 50 % à 25 % et de 25 % à 15 % pour le secteur automobile.

        De plus, il semblerait que Mark Carney ait demandé aux premiers ministres provinciaux de réintroduire l’alcool américain sur le marché lors d’une réunion virtuelle mercredi, d’après les propos du premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Tim Houston.

        C'est quelque chose qui a vraiment dérangé les États-Unis pour de nombreuses raisons, a déclaré M. Houston à sa sortie de la réunion.

        Au Canada, la réglementation de la vente d’alcool relève des provinces et des territoires. Par conséquent, c’est aux autorités provinciales qu’il revient d’approuver ou de rejeter la remise en vente de produits américains sur les tablettes.

        • Publié hier à 22 h 52 UTC+8.

          Des détails à ficeler

          D'après les affirmations de MM. Trump et Carney cette semaine, les deux parties semblent être sur le point de conclure un accord conjoint.

          Des éléments demeurent encore à régler, d’où la présence à Washington du ministre canadien du Commerce Canada–États-Unis, Dominic LeBlanc, et de la négociatrice en chef du Canada, Janice Charette.

          Dominic LeBlanc at Janice Charette.

          Dominic LeBlanc et Janice Charette quittent une réunion avec Jamieson Greer à Washington, le 11 août 2026. (Photo d'archives)

          Photo : Reuters / Kevin Lamarque

          Janice Charette est très impliquée dans les discussions, elle aurait quitté son bureau tard en soirée hier, après y avoir passé neuf heures.

          La fréquence et la durée des pourparlers ont augmenté récemment, alors que la date limite fixée par Donald Trump approche rapidement, soit samedi à 0 h 01.

          • Publié hier à 22 h 35 UTC+8.

            Rencontre prévue à 11 h 30

            Bonjour et bienvenue dans notre couverture en direct sur les négociations entre le Canada et les États-Unis afin d'éviter de nouveaux droits de douane de 50 % contre un large éventail de produits canadiens.

            Il ne reste que quelques heures avant l'échéance du sursis accordé plus tôt cette semaine par le président Donald Trump : samedi, à 0 h 01.

            Le ministre canadien responsable du Commerce Canada–États-Unis, Dominic LeBlanc, est à Washington pour mener les négociations, en compagnie de Janice Charette, la négociatrice en chef du Canada.

            Ils doivent rencontrer le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, à 11 h 30. Initialement, la rencontre devait débuter à 10 h 30, mais elle a été reportée, sans raison officielle.