Après près de vingt ans d’enfermement, Solid Snake retrouve enfin les consoles modernes, accompagné de deux épisodes plus discrets mais loin d’être inintéressants.

Sommaire

  1. 1Page 1 : Graphismes de Metal Gear Solid: Master Collection Vol. 2
  2. 2Page 2 : Gameplay de Metal Gear Solid: Master Collection Vol. 2
  3. 3Page 3 : Contenu de Metal Gear Solid: Master Collection Vol. 2
  4. 4Page 4 : Conclusion de Metal Gear Solid: Master Collection Vol. 2

Old Snake a pris un coup de polish

Après une première compilation consacrée aux débuts de la saga, Konami poursuit son opération de rapatriement avec Metal Gear Solid: Master Collection Vol. 2. Cette nouvelle fournée rassemble trois expériences très différentes : Metal Gear Solid 4: Guns of the Patriots, enfin disponible ailleurs que sur PS3, Metal Gear Solid: Peace Walker, l’épisode PSP qui a posé plusieurs bases de Metal Gear Solid V, et Metal Gear: Ghost Babel, curiosité Game Boy Color proposée en bonus. Une sélection forcément moins généreuse que celle du premier volume, mais qui possède un argument de poids, permettre enfin de redécouvrir MGS4 dans de bonnes conditions sur les machines actuelles. Nous avons parcouru cette compilation afin de vérifier si l’attente en valait réellement la peine. Alors, cela donne quoi ?

Une bien meilleure stabilité.

La grande vedette de cette compilation est évidemment Metal Gear Solid 4, et il suffit de quelques minutes pour comprendre pourquoi son arrivée sur les machines actuelles constitue un petit événement. Après avoir passé près de vingt ans exclusivement sur PS3, cette production bénéficie ici d’une résolution nettement supérieure et surtout d’une fluidité qui change considérablement l’expérience. Là où la version originale pouvait régulièrement tousser autour des 30 images par seconde, cette nouvelle mouture affiche une bien meilleure stabilité et peut atteindre 60 FPS sur les supports capables de le faire.

Le lifting reste toutefois celui d’un titre de 2008. Les textures, les modèles et la palette de couleurs n’ont pas été transformés pour donner l’illusion d’un titre tout moderne. Le fameux rendu un peu grisâtre de l’époque est toujours présent, mais la résolution supplémentaire permet aux détails de mieux ressortir et donne parfois à certaines scènes une allure étonnamment moderne. Les temps de chargement ont également été drastiquement réduits, ce qui évite notamment les interminables moments où Snake devait presque terminer une cigarette entière avant de pouvoir reprendre son aventure.

Metal Gear Solid Master Collection Vol. 2  test images (8) Metal Gear Solid Master Collection Vol. 2  test images (3)

Quelques petites imperfections viennent néanmoins rappeler qu’il s’agit avant tout d’un portage. Certaines séquences souffrent notamment d’une baisse ponctuelle de résolution, avec une image sensiblement plus floue. Rien qui vienne véritablement gâcher l’expérience, mais suffisamment visible pour que nous espérions une correction ultérieure. Et vu l’importance de certaines scènes concernées, notamment le fameux numéro de pistolero d'Ocelot, quelques pixels supplémentaires ne seraient franchement pas de trop.

Peace Walker affiche logiquement un tout autre visage. Hérité d’une production PSP déjà adaptée en HD, le titre paraît forcément plus daté, malgré une image désormais plus propre. Les cinématiques façon bande dessinée dynamique conservent d’ailleurs un charme certain et s’accordent plutôt bien avec la nature portable du jeu. Le contraste avec MGS4 est toutefois évident, tandis que Ghost Babel assume pleinement son statut de jeu Game Boy Color avec son affichage rétro, ses pixels bien visibles et ses options permettant de reproduire différents rendus de l’époque.

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