Test de The Posthumous Investigation, une enquête façon jour de la marmotte en noir et blanc
Test de The Posthumous Investigation (Switch)
Un mort qui vous envoie une lettre, 14 suspects, 24h pour enquêter et une journée qui se répète jusqu’à votre conclusion !
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The Posthumous Investigation arrive enfin ! Après une sortie le 31 mars dernier sur Steam, il sort sur les Switch, IOS et Android ce 17 septembre ! Développé par Mother Gaia Studio et édité par Critical Leap, le jeu a déjà d’excellentes critiques sur Steam et on avait hâte de se plonger dans ce thriller tout en noir et blanc ! Vous enquêtez avec nous ?
Fin du chômage technique
The Posthumous Investigation, ou Enquête Posthume, se déroule dans les années 30, à Rio de Janeiro, dans l’univers de Joaquim Maria Machado de Assi, un célèbre écrivain brésilien.
Le jeu commence par une introduction narrative, fait par la victime du meurtre, Brás Cubas, un riche investisseur de la ville. Déjà ça promet. Puis nous rencontrons notre personnage qui…. dort. À son bureau. Visiblement on a affaire à la crème de la crème des détectives privés. Réveillé en sursaut par un coucou, il s’aperçoit qu’il a reçu une lettre d’un client, au milieu de tout un tas de lettres non ouvertes (ça pose le niveau du bonhomme). Ce client n’est pas n’importe qui, il s’agit de Brás Cubas. Et il est mort cette nuit. Zut, on espère qu’il paiera quand même. Il est donc l’heure de se mettre à travailler !

Le jeu se présente comme un point and click en side-scroller, donc exit les plans fixes à la Ace Attorney par exemple. Ici on va courir de gauche à droite pour chercher nos suspects et le fin mot de l’histoire.
Pour nous aider dans notre travail, on a un fidèle carnet de notes dans lequel on va rassembler les suspects, qui se débloquent au fur et à mesure qu’on les rencontre. Si un personnage nous parle d’un autre, sa fiche s’ajoute quand même, mais avec uniquement sa silhouette. On va recenser pour chaque personnage les grandes lignes de sa présentation et sa position par rapport au meurtre, mais aussi et surtout ses “statements”, soit des déclarations notables qui vont faire avancer l’enquête. Elles apparaissent à part du reste. De même, on va avoir des questionnements signalés par un petit logo de cible, qui sont nos objectifs à résoudre par rapport à ce personnage ou ce qu’il a dit.

Les indices “physiques” accumulés, comme une lettre, une bouteille, un mouchoir, sont dans une catégorie à part et on va pouvoir les présenter aux différents suspects qui auront, ou pas, quelque chose à dire dessus. Pour chaque indice, un certain nombre de cases apparaissent en dessous avec des petits symboles de pions, ce qui vous permet de savoir combien de personnes peuvent encore vous en dire quelque chose.
Enfin, vous avez un inventaire pour les objets que vous allez récupérer. Mais alors, pourquoi les indices et les objets ne sont pas rangés ensemble ? Eh bien parce que si les indices resteront avec vous tout du long de votre enquête, les objets eux vont disparaître chaque soir…. ou plutôt toujours le même soir ?

A minuit, le carrosse redevient citrouille
La spécificité de ce jeu-polar, c’est son système de boucle temporelle. En effet, vous n’allez pas enquêter pendant plusieurs jours, mais durant une seule journée, qui se répétera à l’infini tant que vous n’aurez pas réussi à terminer vos investigations. Pour le monde et les gens autour de vous, ce sera exactement la même journée : ils feront tous les mêmes choses, à la même heure, avec les mêmes interlocuteurs. Mais vous, vous pouvez changer vos déplacements, vos interactions et même la journée des autres personnages avec vos actions ! Cela vous permet de surprendre des conversations entre des personnages que vous n’aviez pas vu lors de votre précédente run ou de découvrir un objet dont vous pourriez vous servir plus tard. Souvent c'est là que vous comprenez ce qui est à l’origine de ce détail que vous aviez remarqué auparavant. Un cadran indiquant le défilement du temps est en haut, au centre de l’écran, et vous permet de noter l’heure des évènements que vous voyez et de vous rendre compte du temps qu’il vous reste avant le reset. Le temps défile en permanence, il ne dépend pas du nombre d’actions que vous faites.

A minuit, votre personnage tombe dans les vapes et se retrouve dans le Limbo, un espace irréel ressemblant à un salon, avec un tableau en liège, des photos à y accrocher, des fils pour relier tout ça, tout ce dont un enquêteur a besoin. Une lampe vous permet aussi d’avoir des indices de votre invité. Car oui, chaque soir, quelqu’un vous attend dans ce salon intemporel. Qui ? Peut-être que vous avez déjà la réponse dans ce test...

Et donc, comme nous le disions ci-dessus, les objets que vous allez accumuler durant la journée vont disparaître. Charge à vous d’aller ou non les récupérer à nouveau, selon s’ils peuvent encore vous servir.
Pour ce qui est de l’emplacement des personnages, des interactions spéciales et des objets, vous allez devoir faire travailler votre mémoire, car ils ne sont pas notés dans votre carnet. Il sera peut-être bon d’en avoir un pas loin de votre console si vos sessions de jeu sont espacées. Le jeu dure une dizaine d’heures, vous allez avoir du pain sur la planche !

Presque aucune OBJECTION !
Si la durée de jeu et les quatorze suspects annoncés peuvent faire peur au début, la progression dans le jeu est vraiment naturelle et intuitive. On tombe très vite sur un premier suspect, qui va nous inciter à aller en voir un autre, on est à court de temps donc on revient la run d’après à une autre heure, on surprend une discussion, on va chercher un objet dont on a entendu parler, etc.etc. Il n’y a pas de bonne façon d’enquêter, il va falloir tout tenter ! Parlez avec tout le monde, de tout, de tout le monde, montrez leur n’importe quoi (même votre badge si vous y tenez), faites les pires choix possibles puis les meilleurs !

C’est vraiment très agréable de pouvoir tout explorer à fond, avec un carnet vraiment très aidant sans être un spoiler sur patte. N’hésitez pas à y retourner souvent pour voir ce qu’il s’y est ajouté durant vos discussions ! On oublie vite le cadran et le temps qui défile, après tout vous avez tout le temps du monde et malgré une enquête pour meurtre, le jeu est plutôt chill.
Les graphismes sont à souligner, avec leur esthétique polar noir des années 30, ils sont dessinés à la main et ça donne vraiment une âme au jeu. Côté sonore, quelques bruitages donnent une ambiance aux rues, on regrette cependant une bande-son un peu discrète, mais elle colle bien à la DA globale. Un doublage aurait été un vrai plus.
Enfin, le gros point noir est évidemment l’absence de sous-titrages français, il va falloir être à l’aise avec l’anglais pour suivre l’aventure (ou avec le russe, le japonais, le chinois ou le portugais brésilien).
16/20
Force est de constater que les éloges des joueurs PC étaient amplement méritées !
On enchaîne sans peine les runs, à la recherche de nouvelles découvertes et personnages, pour saisir le moindre fil ! Si vous êtes à l’aise avec l’anglais, n’hésitez pas à vous lancer dans The Posthumous Investigation et recherchez la vérité ! A moins qu’il n’y en ait pas qu’une…. ?
16 /20
L'avis de Puissance Nintendo
Allez…. Une journée de plus…
Jouabilité
Tout est fluide et bien pensé, votre progression est naturelle et les commandes simples.
Durée de vie
Avec une bonne dizaine d’heures au programme, c’est vraiment un temps de qualité qui vous attend pour arpenter Rio de Janeiro !
Graphismes
On apprécie vraiment les décors dessinés à la main et l’ambiance qui se dégage du noir et blanc et des personnages à l’identité visuelle typique des années 30 !
Son
Les bruitages sont très bien, on aurait peut-être aimé du doublage et peut-être une musique un peu plus marquante, mais la bande-son colle bien au jeu !
Intérêt
Pour moins de 20€, on est vraiment très très bien servi, avec un jeu fluide, intelligent, un design soigné et une pointe d’humour. Le seul point noir sera la maîtrise ou non de la langue anglaise.
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