"Wainiqolo est trop fort", assure Cretin après la victoire de Lyon au Racing
Après la grosse performance lyonnaise face au Racing 92 (31-48), Dylan Cretin savourait un match presque idéal, la solidarité du LOU et les fulgurances d’un Jiuta Wainiqolo, auteur d'un doublé à Créteil.
Vous souvenez-vous avoir déjà livré à l’extérieur une prestation aussi accomplie du début à la fin ?
Des matchs comme ça, on les compte sur les doigts d’une main. C’est toujours satisfaisant, surtout en début de saison où les matchs ne sont jamais parfaits. Tout le monde se met en route et le championnat est long. La semaine dernière contre Clermont, on savait déjà que tout n’avait pas été parfait. On a essayé de gommer certaines choses et de préparer au mieux ce déplacement à Créteil. […] Le Top 14 n’en est qu’à ses débuts mais ces matchs-là, quand on peut les prendre, il faut les prendre.
Votre paquet d’avants a réalisé une grosse performance à Créteil, comment l’expliquez-vous ?
En voyant leur composition d’équipe, tout le monde savait que le Racing allait mettre beaucoup de puissance, avec de gros porteurs de balle. Défensivement, on savait qu’on n’avait pas le droit à l’erreur. Il ne fallait pas les prendre trop haut, ni commencer à plaquer seuls et reculer sur un, deux ou trois plaquages. On l’a d’ailleurs vu sur certaines séquences : dès qu’on a plaqué un peu trop haut, derrière, ils ont déroulé. C’est leur force. On s’était donc préparés toute la semaine à monter le plus vite possible et à être solidaires en défense. Je trouve qu’on l’a particulièrement bien fait. Les trois-quarts ont énormément aidé le pack pour qu’on ne se retrouve jamais à plaquer seuls. Il y a eu de très bons efforts et une vraie solidarité défensive.
Jiuta Wainiqolo a encore réalisé des choses assez incroyables…
Il est trop fort ! (Rires.) Vous l’avez tous vu. Honnêtement, on prépare un plan de jeu pour gagner le match et, après, lui, il fait un peu à sa sauce, même si ça reste dans notre plan. Il y a des choses que vous ne pouvez pas maîtriser et qu’il est le seul à savoir faire. Mais je trouve aussi qu’il a été particulièrement bien mis en route par nos lancements. Derrière, ils se sont vraiment bien trouvés. On sentait que c’était fluide. C’est toujours agréable, quand on sort d’une mêlée ou d’un maul, de voir les trois-quarts avancer et se faire des passes. Avant que l’hiver arrive, ça fait du bien de les voir prendre de la confiance comme ça. On est contents pour eux.
Malgré les 48 points inscrits, estimez-vous que vous auriez encore pu faire mieux ?
Oui, je pense qu’on peut vraiment optimiser davantage notre première mi-temps. On fait deux ou trois erreurs qui nous remettent dans notre camp alors qu’on gérait plutôt bien. Mais ce n’est que le deuxième match de la saison et on ne s’attendait pas à faire un match parfait.