Top 14 : l'ambiance d'Aimé-Giral, les essais refusés… Les coups de cœur et coups de griffes de L’Indépendant après USAP-Castres
Lors de chaque rencontre de Top 14, L’Indépendant propose ses coups de cœur et ses coups de griffes. Après la victoire contre Castres (43-29), retour sur la prestation des sang et or.
On a aimé
L’ambiance
Cela avait manqué à tout le monde. Le retour du Top 14 à Aimé-Giral, plus de trois mois après, avait forcément une saveur particulière. Et l’ambiance a été plus qu’à la hauteur. À commencer par l’arrivée des joueurs : "Je n’en ai pas vu beaucoup comme ça, assure le talonneur Victor Montgaillard. On a senti une ferveur impressionnante, indescriptible. On avait la chair de poule en arrivant au vestiaire." "Ça secoue, et ça donne envie de tout donner pour le club", a surenchéri le centre Maëlan Rabut, qui vient d’arriver à l’USAP.
De leur côté, les All Blacks Sevu Reece et Braydon Ennor ont déclaré leur flamme aux supporters catalans. "Je n’ai jamais vu quelque chose comme ça… De la folie. Les fans d’ici sont à un niveau différent", a écrit l’ailier sur son Instagram, quand le centre a lui aussi salué l’atmosphère : "Quelle expérience. J’ai hâte d’en voir plus !" Ce dernier est rentré sur la pelouse, surmotivé et avec un sourire plein de fierté. C’est ça, l’expérience Aimé-Giral. Et samedi, le public catalan a encore montré qu’il pouvait être un véritable acteur de la rencontre.
Le plaquage de Tuilagi sur Staniforth
Entré en jeu à la 55e minute, Posolo Tuilagi était forcément attendu pour ce premier match à la maison. Et le deuxième ligne n’a pas déçu. Il s’est montré très tranchant défensivement, à l’image de son énorme plaquage sur Tom Staniforth. Le néo-international français, bien qu’également très solide (1,98 m, 124 kg), a pris la foudre. Évidemment, Aimé-Giral a rugi aussi fort que l’impact.
"Moto" semble être revenu avec des intentions dans cette nouvelle saison, et il souhaite le montrer sur chacune de ses sorties. "J’ai bien aimé la rentrée de Posolo, qui est dans la continuité de son début de saison, très impliqué, très investi", déclarait Laurent Labit après la rencontre. 25 minutes suffisamment marquantes pour rappeler ce que sa puissance peut apporter à l’USAP.
La touche
Elle avait été en difficulté à Paris (cinq lancers perdus dans le camp adverse), la touche a été bien meilleure contre Castres samedi. Sur 14 lancers, l’alignement catalan en a conservé 100 % ! Cela lui a permis d’inscrire un essai sur ballon porté, avec Victor Montgaillard à la finition (19e), mais aussi de participer aux réalisations de Paolo Garbisi (14e) et Peceli Yato (70e).
"On a eu des touches dans leur camp, donc un peu moins de contre. On a quand même globalement bien travaillé sur les mauls, et je pense qu’on peut être encore un peu plus conquérant", analysait Montgaillard, encore très bon samedi après-midi. Après la prestation compliquée de Paris, la réaction était attendue. Elle a été au rendez-vous.
On n’a pas aimé
Les trois essais refusés
Si l’USAP a marqué six essais ce samedi, elle a passé la ligne à neuf reprises. Mais elle a eu trois essais refusés à Paolo Garbisi (35e), Braydon Ennor (49e) et Sama Malolo (68e), à cause d’une bonne défense castraise. Avec, à chaque fois, le demi de mêlée Santiago Arata dans le rôle du sauveur.
L’essai refusé à Ennor, après une course de 30 mètres, aurait pu coûter cher à l’USAP, car elle est passée d’un potentiel 38-15 à un 31-29 en quelques minutes. Heureusement, le banc a fait la différence. Mais les sang et or devront faire plus attention en zone de marque et être plus patients.
Car c’est finalement le petit bémol de cette après-midi réussie : l’USAP a eu les occasions pour tuer le match bien plus tôt. Dominer, franchir la ligne et se procurer neuf essais potentiels, c’est une chose. Savoir convertir ces temps forts en points en est une autre.