Malgré un déplacement à vide, le manager a félicité les intentions de son équipe. Le patron du Racing 92 s’est en revanche plaint des décisions d’Adrien Marbot.

Il n’y avait nul besoin d’entrer en télépathie avec William Webb Ellis pour comprendre les intentions du Racing 92, samedi dernier, à Mayol. Face à son club formateur, Collazo avait sorti l’artillerie lourde et un banc avec sept avants pour un trois-quarts. Une poésie aux rimes brutales.

Dans ce "bras de fer", les Franciliens ont su se procurer des occasions, mais ils n’ont pas été assez incisifs dans la zone de marque pour profiter de leurs nombreuses bonnes séquences : "Je veux retenir l’intensité et l’engagement que l’on a mis pendant 80 minutes, a d’abord expliqué Collazo. (…) On part de loin, mais, chaque week-end, nous montrons des choses différentes par rapport à nos deux premiers matchs. On aurait mérité quelque chose, mais ça n’engage que moi. On voulait être à la lutte jusqu’au bout. On aurait pu être devant, mais on n’a pas saisi les opportunités. Il ne faut pas remettre à plus tard ce que l’on peut faire dans l’instant. Sur l’investissement et l’état d’esprit, je ne suis pas sûr que ça vaut 14 points d’écart. Cela reste mon avis et peut-être que je ne comprends pas grand-chose."

Sans jamais le citer, l’ancien pilier a aussi nourri un fort ressentiment envers Adrien Marbot. Selon lui, l’homme en noir n’a pas pris ses responsabilités alors que ses ouailles sont rentrées plusieurs fois dans l’en-but adverse : "Il y a des choses que l’on peut maîtriser, d’autres que l’on ne peut pas. Je vais attendre lundi pour en parler avec la personne concernée. (…) On rentre quatre fois dans l’en-but, et on voit toujours le même geste (il mime que le ballon n’est pas aplati, N.D.L.R.). Le dernier me dérange !"

Collazo : "Il me dira qu’il s’est trompé"

Sur un ralenti Canal +, lors de cette situation, on peut d’ailleurs lire sur ses lèvres de probables insultes envers l’officiel. Les incompréhensions n’ont pas concerné que cette séquence pour l’ex-Toulonnais : "Une mêlée au centre du terrain me dérange aussi. On les ouvre. (…) Il me dira qu’il s’est trompé. Ce n’est pas très grave, j’ai l’habitude que l’on me dise ça." Parenthèse refermée, les manques étaient aussi ailleurs, notamment dans le domaine de la touche (cinq ballons perdus, 69 % de réussite) et de la discipline (11 pénalités concédées). De quoi, aussi, être renvoyé à ses études. Qu’en pensez-vous, Mister Webb Ellis ?