Dans ce duel au sommet pour clôturer la sixième journée du Top 14, les Toulousains ont disposé des Bayonnais (45-34) avec le bonus offensif. La confrontation a donné lieu à une superbe rivalité entre les deux clubs, mais ce sont les Toulousains qui auront eu le dernier mot, notamment grâce des fondamentaux à la hauteur face à des Basques qui auront complètement craqué sur la fin.

Il fallait bien une grande affiche pour clôturer, comme il se devait, cette sixième journée du Top 14. Le Stade toulousain et l'Aviron bayonnais ont donc tenté de livrer leur meilleur rugby au stade Ernest-Wallon afin de demeurer durablement dans le haut du panier. Toulouse visait la prolongation de l'embellie proposée par sa jeunesse éclatante, victorieuse à Castres, tandis que Bayonne venait sans complexe, avec l'idée de rivaliser au maximum face au champion de France. Le match démarrait sur les chapeaux de roue, d'ailleurs, avec Baille qui se fendait d'une course après une combinaison astucieuse en touche (5-0, 5e). Réplique immédiate des Basques avec Maqala auteur d'un franchissement génial, en laissant sa carte de visite à un certain Menoncello (5-7, 8e).

Portés par ses mauls, Toulouse est venu à bout de Bayonne, en clôture de la 6e journée de Top 14. Le bonus offensif et l'écart au score ne disent pas toute l'incertitude qui a pesé plus d'une heure durant sur cette rencontre de haut vol

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— RUGBYRAMA (@RugbyramaFR) October 11, 2026

Segonds concrétisait par une pénalité après une faute d'Aldegheri sur une mêlée fermée (5-10, 11e), mais Dupont remettait les siens en selle après une course incroyable et une prise d'information décisive (12-10, 13e). La rencontre s'animait sans cesse, et Segonds rajoutait trois unités supplémentaires après une belle incursion des Ciel et Blanc (12-13, 15e). Bayonne créait même la sensation par Spring, après un long visionnage à la vidéo, avec une réalisation en bout de ligne subtile pour permettre aux visiteurs d'être complètement efficients (12-20, 19e). Les Stadistes s'en remettaient aux vieilles recettes, et Marchand profitait d'un gros travail de ses coéquipiers sur le maul pour aplatir derrière la ligne (19-20, 26e). Alors qu'un échange Capuozzo-Dupont aurait pu être réalisé sans le retour inespéré de Carreras au pied de ses poteaux, c'est finalement Marchand qui doublait la mise avec une copie conforme dans la réalisation et un ballon porté d'école (24-20, 34e). Le talonneur international grattant une pénalité juste avant la pause devant sa ligne, après une menace bayonnaise qui s'intensifiait, en vain pour le coup.

Les Stadistes terminent en trombe

Bayonne jouait toujours aussi crânement sa chance, et, ironie du sort, c'était Cramont, prêté par les locaux à l'Aviron, qui marquait après un maul bien édifié (24-27, 53e). Brennan secouait le tout et le deuxième ligne filait derrière la ligne à son tour après un ballon porté toujours aussi solide (31-27, 62e), malgré l'infériorité numérique après un carton jaune pour Menoncello (52e). Dupont se distinguait encore par une merveille de coup de pied par-dessus à l'attention de Romain Ntamack qui n'avait plus qu'à assurer le coup entre les poteaux (38-27, 68e) et Dupont encore lui, sécurisait le bonus offensif après un bel échange avec Capuozzo et une déviation malheureuse d'Uhila vers son camp (45-27, 74e). Le mot de la fin reviendra à Carreras auteur d'un déboulé crédible pour adoucir la note (45-34, 80e).

Toulouse est intouchable ! Quand la partition est récitée à la lettre, sans nuances ni hésitation, le résultat ne pouvait qu'être redoutable. Les Stadistes sont passés par une montée progressive dans le jeu pour mettre les Basques à leur merci et s'adonner à des mouvements de grande classe. Du talent à tous les étages, un départ canon en Top 14, les Haut-Garonnais savent encore se réinventer pour demeurer sur le toit du Top 14. Idéal avant le début de la Champions Cup et l'excitante réception des Anglais d'Exeter.

La marche était encore un peu haute pour l'Aviron ! Bien que venus avec une formation prête pour le combat à tous les niveaux, les Basques ont cédé par usure face à la vitesse d'exécution adverse. Si les hommes de Laurent Travers ont proposé une résistance magnifique et ont pu mettre en place de sacrées séquences, ce n'était pas suffisant sur la durée. Pas de quoi sous-estimer un joli début d'exercice en championnat pour les Ciel et Blanc, alors que la Challenge Cup arrive la semaine prochaine avec la réception des Cheetahs.