Titulaire pour son retour au Hameau avec le maillot de la Section paloise, le deuxième ligne Baptiste Pesenti voulait savourer la large victoire de son équipe face à Bayonne (70-28) même s'il gardait en tête que tout n'avait pas été parfait, pointant notamment les quatre essais encaissés. 

Est-ce un match parfait pour la Section paloise ?

C'est sûr, c'est un bel après-midi. Maintenant, il y a un contenu qui est un peu brouillon. Il y a des choses qui sont à balayer, mais ce qu'on peut retenir de positif, c'est un Hameau plein, beaucoup de ferveur, un avant-match incroyable. Et tout ça, ça nous a poussés pour faire un bon match, quand même, comptablement parlant. Et après, voilà, on a des choses quand même à corriger. Et puis, on pense déjà à Lyon, qui a fait déjà une belle performance sur la pelouse du Racing 92. Donc, il faut s’attendre à un gros match la semaine prochaine aussi à Lyon.

N’y a-t-il pas quand même un peu d’euphorie de marquer 70 points face au voisin bayonnais ?
Bien sûr, maintenant, il y a de l'euphorie. Après, on a le temps de revoir lundi ce qui s'est passé. En attendant, il faut profiter aussi de ces moments-là, au Hameau avec tout le peuple béarnais. Il faut aussi profiter ce soir. C'est une belle journée, on aura le temps, lundi, de parler de ce qui n'a pas marché, et de basculer sur Lyon.

Vous parlez de contenu brouillon. Quel est selon vous alors le potentiel de cette Section ?
En toute humilité, c'est vrai qu'il y a eu des choses brouillonnes, parce qu'on a fait plus de fautes qu'eux. Ils prennent un rouge, certes, mais peut-être qu'on aurait dû être plus cliniques. Et comptablement, c'était bien, mais sur certaines choses, ce n’était pas parfait. On enchaîne les fautes, on prend quatre essais. Ce sont des choses, compte tenu de nos ambitions et en restant humbles, qu’il faut gommer. En Top 14, il faut être clinique. Il ne faut rien donner à l'adversaire. Nous encaissons notamment quatre essais. Aujourd’hui, c’est un avertissement sans frais, mais il va falloir regarder pourquoi et s’en servir, notamment au niveau de notre discipline.

Votre ligne de trois-quarts a démontré qu’elle n’avait pas besoin de grand-chose pour être performante. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
C’est une ligne de trois-quarts qui est joueuse, qui joue ses duels, avec plein de fougue. Donc aujourd'hui, on voit que si on met les ingrédients devant, et il va falloir les mettre toute sa saison, ils peuvent jouer au ballon et se régaler derrière. Il faut prendre le rugby dans le bon sens.

Comment avez-vous vécu ce retour au Hameau sur le plan personnel ?
C'est vrai, j'étais impatient de revenir au Hameau. J’ai toujours apprécié jouer dans ce stade et j'ai senti le peuple béarnais encore plus impliqué que les années d'avant. Je pense aussi que c'est parce que la Section grandit et le peuple béarnais est de plus en plus derrière. Je l’ai ressenti pendant l’avant-match... C’était juste incroyable et ça motive. En tant que joueur, c'est vrai que ça chauffe bien.