Olivier Pagès

Pas besoin d’être un expert en économie ou en géopolitique pour se rendre compte que les prix des carburants n’en finissent pas d’augmenter et c’est le gazole qui est le plus affecté. Il est ainsi devenu depuis plusieurs mois le carburant le plus cher de France.

PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP

Les tensions autour du détroit D’Ormuz n’en finissent pas d’impacter les automobilistes, mais également tous les consommateurs puisque le  prix des carburants est le principal moteur de l’inflation. Cette hausse frappe plus durement l’Europe, qui est très demandeuse de diesel et subit donc les effets plus durement que les États-Unis, eux-mêmes producteurs.

Ainsi, depuis début mars, les prix à la pompe flambent. Tous les carburants sont concernés, mais surtout le diesel. Celui-ci a atteint son sommeil avec 2,37 €/l en moyenne et il se situe aujourd’hui à 2,21 €/l. Malgré cette baisse, il demeure le carburant le plus cher du marché. Pire, quand on regarde par rapport à l’an passé, l’augmentation est impressionnante puisqu’elle atteint 60 % !!! On est très loin de l’époque où le gazole était le carburant le moins cher de France.

En moyenne, pour un automobiliste, la différence depuis le début de la crise s’élève à 126 euros pour un diesel et 101 euros pour une essence, soit environ 21 et 17 euros par mois. Loin d’être négligeable et cet écart peut même atteindre 300 € pour un gros rouleur parcourant 400 kilomètres par semaine au volant d’un diesel.

Mais attention, ces chiffres ne prennent pas en compte les professionnels (utilitaires et poids lourds) qui roulent encore massivement au diesel. Ces derniers voient leurs dépenses exploser. Les flottes très consommatrices de diesel basculent progressivement à l’électrique. Mais il n’y a pas qu’eux puisque le marché global est en train de se transformer. Ainsi, au mois d’août, les Français n’ont jamais autant acheté de voitures électriques. Leur part de marché a même atteint un record avec 38 %, qui vient battre celui du mois de juillet (35 %). Le changement est bien en route.

La fin du diesel ?

Et le diesel dans tout cela, il n’en finit pas de baisser et il représente seulement 2,5 % des ventes. On est à mille lieues de l’époque ou celui-ci était majoritaire en France. Son argument, c’était majoritairement son tarif. C’est désormais fini… Avant rouler diesel ne coûtait pas cher, maintenant c’est devenu hors de prix. Il n’y a quelques irrésistibles qui résistent, mais ils deviennent de plus en plus rares.

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